La lumière aussi relève les empreintes digitales

Par 04 novembre 2009
Mots-clés : Smart city

Sagem Sécurité lance ''Finger on the fly'', un système biométrique qui numérise les empreintes d'une personne à la volée. L'individu doit passer sa main au dessus de rayons lumineux. Le tout filmé par caméra optique.

Acquérir les empreintes digitales d'une personne sans imposer à cette dernière de poser ses mains sur un scanner ? C'est ce que propose Sagem Sécurité, qui a présenté un lecteur d’empreintes digitales à l'occasion du salon Biométrics 2009. Le système, baptisé "Finger on the fly", acquiert les empreintes d’une main en mouvement. Il utilise pour cela une technique d’identification sans contact basée sur une caméra optique insérée dans l’appareil. Celle-ci est capable de construire une image à plat à partir d’informations scannées en trois dimensions. Pour cela, l’utilisateur doit passer ses doigts au dessus d’une projection lumineuse composée de trois couleurs : vert, rouge et bleu. La caméra enregistre ensuite une image monochrome dans chacune des couleurs pour reconstituer la texture de chaque doigt.
Simplicité et sécurité
Enfin, le programme procède à l’identification en comparant l’image obtenue à une base de données. Le « Finger on the fly » a pour but d’offrir une reconstitution fidèle des empreintes. Et rapide : la machine reconstitue simultanément et en quelques secondes l’image de quatre doigts. Ce système a pour vocation d'accélérer les démarches de sécurité et d'identification. Un gage de fluidité qui pourrait être particulièrement utile pour l’enregistrement de passagers en aéroport. Il permettra par exemple de comparer les empreintes avec celles du passeport biométrique. Ou encore d'accélérer le passage aux sas automatisés des postes de contrôles aux frontières.
Reconnaissance fidèle
Selon Sagem, le système est également moins contraignant pour les utilisateurs. Et plus confortable puisque ces derniers n’ont plus besoin de coller leurs doigts à la machine. Ce qui peut généralement encrasser les capteurs et dégrader la qualité des images. Ainsi, le processus devrait réduire les marges d’erreurs entre l'acquisition et la reconnaissance des empreintes. Notamment pour les personnes qui ont la peau sèche et dont les sillons sont difficiles à capturer. Les capteurs traditionnels ne sont en ce sens pas efficaces à 100 %.

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