La lumière rend le robot plus autonome

Par 23 avril 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Scanner en permanence l'environnement d'une machine robotisée en envoyant une succession de rayons lumineux permet à cette dernière de mieux identifier les changements. Et du coup de s'orienter plus précisément.

Pour faciliter le déplacement autonome d'un système robotisé au sein d'un environnement, il est nécessaire que ce dernier soit capable de localiser à la fois les objets statiques et ceux en mouvement. Et selon une équipe canado-israélo-européenne*, cela passe par la lumière. Les chercheurs ont mis au point un système de télédétection et de mesure optique (LIDAR) qui ne se contente pas d'envoyer des pulsations laser pour situer le robot dans son environnement, au fur et à mesure de ses déplacements. Mais qui utilise une technologie supplémentaire pour recréer en 3D une carte de l'espace avoisinant. Baptisée "3D Lims" (pour LIDAR Imaging and Measurement System), cette dernière scanne l'environnement en envoyant une succession de rayons lumineux.
Un procédé en deux temps : calibration puis navigation
Et reproduit cette opération régulièrement, pour indiquer au robot les mouvements à l'œuvre autour de lui. Comme l'explique Maurice Heitz, responsable du projet : "Ce procédé en deux temps - d'abord la calibration et ensuite la navigation en temps réel - permet au système de mesurer précisément les changements qui se produisent dans son environnement". L'avantage d'un tel système, comparé à ceux qui utilisent une caméra embarquée sur le robot, par exemple, est que cette technologie détecte les objets avec plus d'exactitude. Et qu'elle n'est pas affectée par les ombres, la pluie ou le brouillard. Autre chose : elle fournit des informations aussi bien sur le relief et sur les distances.
Rendre les véhicules des aéroports autonomes
Ce qui permet à un robot équipé de ce système d'évoluer dans tous types d'environnement. Le système a récemment été testé dans l'aéroport de Faro, au Portugal. En l'intégrant à un véhicule robotisé, cela permet de transporter des bagages ou des passagers d'un point à un autre de l'aéroport, de façon totalement automatisée. Le système pourra aussi être utile aux systèmes de surveillance. En comparant avec un modèle standardisé l'environnement 3D qu'il recrée à chaque fois qu'il effectue une mesure, il lui serait en effet possible de détecter des anomalies. Notamment en zone industrielle, pour repérer une fuite dans un conduit par exemple.
* Rassemblée autour du projet IRPS

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