Lundi, la Commission européenne devrait annoncer des mesures pour assurer l'essor du commerce électronique.

Par 22 janvier 1999

Alors qu'aux Etats-Unis, le commerce électronique devient une réalité, les paiements en ligne ont bien du mal à démarrer en Europe. La crainte des clients de voir leur numéro de carte bancaire ainsi...

Alors qu'aux Etats-Unis, le commerce électronique devient une réalité, les
paiements en ligne ont bien du mal à démarrer en Europe. La crainte des
clients de voir leur numéro de carte bancaire ainsi que leur code
confidentiel piratés sur Internet est la première cause invoquée.
En effet, contrairement aux Américains habitués à communiquer leur numéro
de carte bancaire par téléphone, les Européens et les Français, en
particulier, sont habitués à disposer d'un mode de paiement hautement
sécurisé avec une carte bancaire disposant d'une puce.
En France, en décembre dernier, le groupement C-Set réunissant le
groupement Carte Bancaire, Europay et les banques à réseau mutualistes et
la société e-Comm (BNP, France Télécom, Crédit Lyonnais, Gemplus ...) ont
fusionné pour donner naissance à CyberComm afin de travailler dans la même
direction.
CyberComm réunit aujourd'hui l'essentiel des industriels et des acteurs
bancaires concernés par la sécurisation des paiements en ligne. Une
solution pourrait être proposée au public dès le mois de septembre
prochain. L'équipement des banques doit avoir lieu au cours de l'été, et
une première vague de clients pourrait se voir proposer quelque 30 000
lecteurs de carte prochainement commandés à trois industriels différents.
Directeur des études bancaires chez CyberComm, Gaëtan Daligault précise
"quant au prix, il sera fixé par chaque banque en fonction de sa politique
commerciale".
Selon un industriel, le prix d'un lecteur de carte répondant au cahier des
charges de CyberComm devrait coûter environ 150 F en sortie d'usine, mais
"l'objectif est d'atteindre le prix de 10 euros (66 F)" pour que le
lecteur soit diffusé largement et que les constructeurs informatiques ou
de terminaux multimédias l'installent en standard dans leur machine.

Visant à développer les modes de paiement sécurisé, le projet Isis de
Bruxelles doit entrer dans une phase plus concrète avec le programme
Finread : finaliser les technologies et encourager l'étape
d'industrialisation.
Selon un proche du dossier de Bruxelles, l'initiative de CyberComm, la
plus aboutie aujourd'hui, devrait bénéficier en priorité du soutien de la
Commission. Lundi prochain, cette dernière devrait présenter une enveloppe
budgétaire.
(La Tribune - 22/01/1999)

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