L'usage des technologies n'est plus une question d'âge

Par 10 décembre 2009
Mots-clés : Smart city

Pour étudier l'impact des technologies sur les individus, il n'est plus pertinent de les regrouper par tranches d'âges : les différences générationnelles s'estompent. Mais plutôt en fonction de leurs habitudes.

L’idée reçue selon laquelle l’utilisation des nouvelles technologies est avant tout une question de génération ne tient plus la route. Voilà ce qu’affirme Motorola dans son baromètre 2009 sur les usages des médias. On trouve ainsi le même pourcentage de personnes désirant rester connectées en permanence chez les représentants des générations X et Y, mais aussi chez les baby-boomers. Dans les trois cas, ce chiffre frise les 80 %. De même, les trois quarts des "digital natives" et de la génération qui les précède affirment que les nouvelles technologies les aident à ordonner leur vie. Les plus âgés sont tout de même deux tiers à le penser aussi. Pour les auteurs de l’étude, l’âge n’est donc plus un critère valide pour étudier l’influence des TIC : les utilisateurs forment des groupes en fonction de leurs habitudes d’usages plutôt que par tranche d’âge.
La connectivité : un facteur de choix
Une information précieuse pour les entreprises du secteur des technologies et des fournisseurs de service. "La clé du succès des services web est leur acceptation par les consommateurs, ainsi que leur fidélité", explique l’un des auteurs de l’étude."Il est vital de comprendre leur modèle d’influence, qui visiblement a évolué". Il appartiendra ensuite aux départements marketing et stratégies des entreprises de s’y adapter. La connectivité est ainsi devenu un composant essentiel de la vie de tous les jours. 70 % des personnes interrogées affirment ainsi qu’il est important pour elles d’être accessibles en permanence. De la même manière, ils sont deux tiers à vouloir accéder et échanger du contenu quelle que soit leur localisation.
L’influence des parents sur les achats de leurs enfants s’affirme
Toute génération confondue, les sondés se montrent également adeptes de la personnalisation. Que cela concerne la consommation de médias ou l’utilisation des réseaux sociaux, il y a une véritable attente de la part des consommateurs de pouvoir adapter à leurs besoin contenu et expérience. Dernier élément où la différence générationnelle est remise en cause : l’influence sur les achats technologiques. Alors que les études précédentes montraient clairement que les plus jeunes influençaient leurs aînés, cette tendance semble se ralentir, voire s’inverser. Désormais, les parents ont autant et même parfois plus d’influences sur les achats high-tech de leur progéniture que l’inverse. Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont interviewé un échantillon de mille Américains âgés de 16 à 64 ans.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas