L'utilisateur mobile veut garder la main sur les services localisés

Par 10 juillet 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Pour amener les propriétaires de téléphones à utiliser les solutions de géolocalisation, il faut rendre ces dernières transparentes. La crainte de ne pas contrôler la circulation des données et les failles de sécurité ralentissent l'adoption.

Les utilisateurs sont prêts à adopter les systèmes de géolocalisation mobile seulement si les services offerts sont clairement utiles aux usagers et s'ils sont en mesure de contrôler facilement les informations envoyées. La conclusion est tirée par une équipe du HIIT, qui a mené une étude sur l'intérêt des systèmes de localisation dans les portables et leur réception par les individus. Le but est de permettre aux opérateurs et entreprises d'adapter le développement de ce type d'applications afin qu'elles répondent véritablement aux besoins des individus. Besoins pas toujours bien cernés, puisqu'en plus de la crainte de failles de sécurité, il ressort également de l'étude que les personnes ne veulent pas nécessairement transmettre publiquement ce type d'information.
Une demande utilitariste
Une grande partie d'entre elles ne trouve d'ailleurs pas utile de savoir où se trouvent leurs contacts. Pour les sensibiliser, il ne faut donc pas améliorer l'efficacité et la précision de ces services. Mais plutôt s'arranger pour qu'ils soient plus compréhensibles. D'autant que leurs avantages sont remarqués par ces mêmes utilisateurs : ils sont nombreux - et plus particulièrement chez les jeunes - à expliquer que ces solutions qui localisent automatiquement des biens, des services et des personnes, facilitent la communication et l'accès aux choses.
Basée sur l'outil de microblogging Jaiku
Pour analyser ces comportements, Sami Vihavainen, Antti Oulasvirta et Risto Sarvas ont utilisé Jaiku, un service de microblogging mobile qui révèle et diffuse des informations de localisation. Cet outil se base sur le GPS pour localiser la personne. A l'instar de Twitter, il rend possible le "post" d'informations supplémentaires, mais sans limite de signes. L'étude sera publiée à l'occasion de MobiQuitous 2009 à Toronto à partir du 13 juillet et a porté sur des groupes finlandais et californiens. 

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1 Commentaire

Aujourd'hui, la localisation est surtout conçue dans la perspective d'un "moteur de recherche spatialisé" (search engine) pour dénicher restaurants, amis etc autour de soi.

Cette information n'a probablement pas assez de valeur pour légitimer la géolocalisation tous azimuts, et les questions de traçabilité qui l'accompagne inévitablement.

L'idée, c'est de penser la géolocalisation dans la perspective d'un "moteur d'action" (do engine), dont les bénéfices sont clairement valorisés et surtout utiles à la collectivité.

Sur le sujet :
Groupe Chronos - La carte, du moteur de recherche au moteur d'action

Philippe Gargov

Soumis par Philippe Gargov / Chronos (non vérifié) - le 10 juillet 2009 à 16h59

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