Lutte contre la cybercriminalité : l'externalisation en question

Par 16 juin 2010
Mots-clés : Digital Working

Les entreprises passent de plus en plus par des fournisseurs externes pour garantir la sécurité de leurs données. Même si l'état actuel de l'économie Américaine incite certaines à repenser leurs investissements.

Les fournisseurs externes en sécurité des réseaux sont de plus en plus plébiscités par les entreprises pour lutter contre la criminalité, selon l'étude de Frost & Sullivan. En effet, les cyber-menaces s'accentuent et obligent les entreprises à s'équiper de nouveaux systèmes de sécurité haute performance, pour garantir la sécurité de leurs données dites "sensibles". Et "bien que le ralentissement économique ait imposé des diminutions de budgets, les entreprises continuent à acquérir de nouvelles mesures pour moderniser leur sécurité informatique", explique Martha Vazquez, chercheur chez Frost & Sullivan. Estimé à $1,2 milliards en 2009, le marché de la sécurité des réseaux devrait selon l'étude atteindre près de $4 milliards en 2016.
Des normes de sécurité gouvernées par la législation américaine
En cause, la responsabilité des entreprises en terme de sécurité des données, telle quelle est définit par la législation américaine, est en constante évolution. Et elle impose aux entreprises de répondre à des normes de sécurité concernant les informations médicales, financières ou administratives. Alors que parallèlement l'incertitude économique continue de faire hésiter de nombreuses entreprises à investir dans un fournisseur de sécurité externe. L'étude préconise dés lors aux fournisseurs de diversifier leurs portefeuilles pour rester compétitif dans un marché toujours plus concurrent notamment du fait du cloud computing.
Un manque d'information
Car les entreprises qui n'ont pas connu d'infraction sérieuse ne comprennent pas toujours les avantages que peuvent leur apporter un fournisseur de sécurité externe. Et pointent du doigt un faible retour sur investissements. Alors que le rapport y voit lui "un gain de temps" car "la sous-traitance de la sécurité permet aux entreprises de ce concentrer davantage sur leurs métier". Et souligne que "les coûts qu'engendrent de violentes infractions sont eux aussi conséquents", mais qu'il y a là, "un manque d'informations auprès des entreprises" qui ne les incite pas à passer à des solutions de sous-traitance, selon Martha Vazquez.

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