Pour lutter contre le piratage informatique, plusieurs grandes

Par 11 juin 1997

compagnies américaines de haute technologies s'allient. Selon Philippe Maros, porte-parole français de la Business Software Association (BSA), le manque à gagner causé par le piratage de logiciels i...

compagnies américaines de haute technologies s'allient. Selon Philippe
Maros, porte-parole français de la Business Software Association (BSA), le
manque à gagner causé par le piratage de logiciels informatiques en France
en 1995 s'est élevé à "3,7 milliards de F, 900 millions de F de TVA, 30
000 emplois". L'étendue des dégats liés à l'espionnage informatique des
données stratégiques des entreprises est moins connue, aucun relevé
systématique n'ayant été réalisé pour connaître les conséquences
financières et technologiques. Plusieurs grandes compagnies américaines
(IBM, Bell Atlantic, Ernst & Young, l'Université de Georgia ... ) pour
lutter contre cette criminalité ont formé une coalition baptisée Manhattan
Cyber Project dont la mission sera non seulement "d'évaluer l'impact du
piratage informatique sur l'informatique sur l'infrastructure de
l'information dans les entreprises" mais également de lancer des
programmes de sensibilisation et de formation sur la sécurité et
intervenir auprès du corps législatif si nécessaire.
Au cours des douze derniers mois, 58 % des 1 000 plus grosses entreprises
américaines ont subies des effractions, 18 % estiment les pertes à plus
d'un million de dollars (source WarRoom Research).
Espèrant recueillir un grand nombre d'informations, le Manhattan Cyber
Project souhaite pouvoir tenir dans six mois un sommet consacré à la
question.
(Le Figaro - 11/06/1997)

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