Le m-commerce n'est pas dissociable du catalogue papier

Par 21 septembre 2011
Mots-clés : Future of Retail, Europe
démonstration de pixlinQ

pixlinQ propose de prendre en photo avec son téléphone une tenue présentée sur une publicité ou au sein d'un catalogue afin d'être redirigé sur un site sur lequel acheter lesdits vêtements.

Comment lier publicités et catalogues papier avec le web ? Par la reconnaissance d'images. LTU Technologies a développé pixlinQ, un module permettant d'ajouter des fonctions de reconnaissance d'images à n'importe quelle application mobile. Le logiciel détecte les formes et les nuances de couleur lorsque l'on prend une photo puis se connecte à une base de données particulière, afin de retrouver un produit dans le catalogue d'une marque par exemple. Les possibilités sont nombreuses. Il suffit par exemple de prendre une photo d'une page du catalogue papier La Redoute avec l'application dédiée, tournant grâce à pixlinQ, pour être automatiquement redirigé vers la fiche de l'article en question sur le site en ligne du vendeur et pouvoir ainsi le commander directement.

Une avancée dans la manière d'acheter sur Internet...

"Ce qui nous intéressait, c'était de réussir à établir un lien entre le réel et le virtuel, entre des supports physiques et numériques", explique à L'Atelier Gaël Ricard, responsable des ventes, à l'occasion du salon Ad Tech London. "A terme, nous espérons avoir suffisamment de partenaires pour qu'une simple photo vous permette d'aboutir à une sélection de produits similaires  à ce que vous avez vu, vous indiquant où vous pourrez vous les procurer", poursuit le responsable. D'autres applications tournant sous pixlinQ sont également déjà disponibles comme celle de Codaly, permettant à partir d'une étiquette de bouteille de vin de retrouver des précisions sur ce dernier, des commentaires et des points de vente. A noter que le système est aussi dédié aux secteurs culturels et collaboratifs.

… mais pas seulement

"Certains musées proposent des fonctions basées sur notre technologie. Il n'y a plus aucune indication autour des tableaux, il faut le prendre en photo avec son smartphone et on obtient toutes les informations sur l'œuvre, l'artiste sur son téléphone portable", note Gaël Ricard. "De la même façon, nous avons des retours concluants sur des bêta tests concernant des essais sur la reconnaissance d'affiches ou de contenu vidéo". Ces tests visent à permettre de prendre la photo d'un poster de film ou d'une image de sa bande-annonce pour avoir directement sur son mobile le casting, les trailers voire le cinéma le plus proche dans lequel passe ce film en ce moment. pixlinQ peut également gagner des fonctions sociales grâce à une application développée par LTU, Lookhatup qui propose de prendre en photo tout ce qu'une personne souhaite puis de le rentrer dans une base de données dédiée en ajoutant sa propre description ou redirection vers des liens explicatifs ou correspondants. Le nombre d'images et d'objets reconnus augmentent ainsi chaque jour par le biais de n'importe quelle personne équipée d'un smartphone.

 

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