Le m-learning, une solution technologique pour personnaliser l'enseignement

Par 20 janvier 2012 1 commentaire
mobile travaux étudiants

Alors que la plupart des étudiants se servent quotidiennement de leurs smartphones, de nombreuses structures d'enseignement supérieur tentent d'en profiter pour faire évoluer la transmission du savoir, malgré quelques contraintes.

 

On connaît le m-commerce, la m-banque, le m-marketing. Mais on ne pense peut-être pas souvent au m-learning. Apparemment, les universités et les écoles de commerce non plus. Selon un récent rapport de l'International University Consortium for Executive Education (Unicon), ces établissements devraient mieux exploiter les possibilités du "mobile learning" et prendre plus d'initiatives pour proposer aux étudiants des méthodes d'apprentissage plus individualisées, en se servant des différents terminaux mobiles qu'ils possèdent. "Ces jeunes utilisateurs sont extrêmement connectés", explique Sébastien Brunet, responsable du Living Lab au Cned. "Pour continuer à les toucher, il faut réussir à faire le lien entre apprentissage formel au sein de la classe et informel (espace personnel, bibliothèque…) grâce aux smartphones ou aux tablettes."

Un pas en avant dans la personnalisation

Comment ? En envoyant par exemple résumés et compte rendus au format textuel, sonore ou vidéo, que ce soit avant ou après les cours effectifs. Ou, dans une démarche plus structurée, en mettant en place des plateformes collaboratives autour de forums et de groupes d'e-mailing, où étudiants et professeurs échangeraient des informations. Ces méthodes ont également l'intérêt de faire profiter les étudiants de leurs différents temps morts dans la journée (comme les trajets dans les transports en commun) pour continuer à engranger du savoir. Mais utiliser de tels supports n'est pas sans contrainte. "Nous devons faire face à de vrais problèmes de standardisation technique, il est difficile de proposer des applications complexes, interactives et pertinentes quand les systèmes d’exploitation sont si variés."

Un atout pour le monde du travail ?

Les structures éducatives se trouvent aussi confrontées à des problèmes récurrents de couverture réseau dans certaines zones du globe et au coût élevé des applications de qualité. Surtout, les réflexions autour du m-learning se focalisent trop souvent sur le support, pas assez sur les usages. "Transposer sur portable un document qui sera l'exacte copie de celui proposé sur ordinateur n'a pas de sens. Il faut y inclure de l’interaction, du partage d’informations", continue Sébastien Brunet. D'autant plus que ces méthodes d'apprentissage sont de plus en plus utilisées en entreprises (notamment dans l'accès mobile aux données), d'où l'intérêt pour les étudiants de se familiariser avec ces dispositifs. "Les personnes qui auront expérimenté ces procédés lors de leur vie étudiante en connaîtront très bien les atouts, contraintes et risques. Ils auront plus de facilité à adopter les bons réflexes."

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« L’Ecole Nomade :
J’apprends où je veux, quand je veux »

Introduction

WapEduc souhaite s’appuyer sur l’exceptionnelle technologie que représente le téléphone portable pour accompagner l’élève, lutter contre l’échec scolaire et contre la fracture numérique.
Les besoins des apprenants évoluent, les situations de nomadisme sont fréquentes. WapEduc accompagne l’enseignant et l’élève sur le chemin de la réussite.

1. Le concept d’application pédagogique mobile

• Le téléphone portable, objet d’apprentissage.

Le mobile des années 2012-2015 est un « nano-ordinateur » qui a plusieurs particularités et atouts pour l’usager :
- Il intègre les technologies des ordinateurs
- Son grand écran se prête bien à la lecture de documents textuels
- Il est toujours disponible et à portée de main
- La plupart des lycéens et des étudiants en possèdent un
- Les forfaits « Internet de poche » se généralisent
- Il peut être relié à Internet dans tous les points d’un territoire
- Il bénéficie auprès des élèves et des étudiants du statut « d’objet-culte »
- On peut lui conférer l’appellation « d’objet nomade idéal de communication pédagogique entre apprenants et enseignants » (disponibilité constante, taux d’équipement, rapidité d’accès, simplicité d’emploi …)

La consultation de WapEduc est envisagée en dehors de l’établissement scolaire (sauf expérimentation en accord avec l’enseignant, comme le podcasting) car l’usage des mobiles y est interdit. La fraude sur mobile ne représente donc pas un risque plus élevé qu’auparavant.

On a donc, pour la première fois dans l’histoire de la transmission des connaissances, un objet qui peut permettre aux apprenants de communiquer et de progresser où ils veulent, quand ils le souhaitent.

Cette possibilité d’une pratique hors temps scolaire doit être envisagée comme une opportunité souple de consulter un support d’une grande richesse afin d’obtenir une information, un renseignement, une réponse ou un conseil.

2. L’application WapEduc

WapEduc, premier portail européen de mobile-learning
WapEduc a obtenu le soutien du Rectorat de l'Académie de Montpellier ainsi qu'une distinction en tant que lauréat du E-Learning Awards (parmi 600 projets européens).
Depuis cinq ans, 62.000 élèves ont révisé leurs cours sur leurs mobiles et le développement de cette application mobile permet aux élèves et aux enseignants d’établir une relation pédagogique. Une conversation par mail ou par Sms peut s’engager, des questions peuvent être posées, des conseils peuvent être dispensés.

Au delà d’une innovation technologique, WapEduc se présente comme un outil de travail collaboratif entre les enseignants et les élèves.

Nous sommes entrés dans l’ère du Mobile 2.0, c’est-à-dire une période féconde d’échanges et de partages entre plusieurs membres d’un même réseau par l’intermédiaire d’un mobile et d’applications dites de « rich-media ».

L’école nomade WapEduc permet une disponibilité constante de la connaissance, une proximité du savoir et de l’accompagnement pédagogique telles que nous ne les avons jamais connues.

Le site www.wapeduc.net

Dans les deux ans à venir, on peut imaginer que tous les élèves et les étudiants auront un accès régulier et fréquent à Internet sur mobile. Ils y déposeront leurs propres fiches de révision et leurs recherches personnelles : le concept de portfolio mobile n’a jamais été aussi proche et aussi porteur de progression personnelle.
On peut ainsi entrevoir le potentiel du portfolio : au cours de son cursus scolaire, l’élève met régulièrement en ligne ses fiches et synthèses et documents (images, vidéos, cartes, plans, enregistrements sonores). Cette collection s’enrichit et constitue la mémoire de son travail et de son évolution. L’idée de pouvoir retrouver à chaque instant une notion, une synthèse, une formule ou une définition, mise en ligne plusieurs mois ou années auparavant nous semble pédagogiquement valorisante.

3. Les fonctionnalités du premier portail pédagogique de l’élève

Les 10 fonctionnalités incontournables
- Inscription sur le Web ou sur mobile
- Cours et documents partagés (textes, audio, photos, vidéos)
- Conseils pédagogiques (orientation, santé)
- Evaluation par jeu-tests (Serious Games)
- Moteur de recherche interne
- Bureau mobile/Espace personnel (cahier de textes, notes, emploi du temps, agenda)
- Portfolio mobile (collection et échange de fiches)
- News-letter
- Accès à de nombreux podcasts (langues, actualités …)

De manière plus concrète : (certains modules sont en développement)

- L’enseignant ajoute à la bibliothèque existante (plus de 1400 cours) des ressources ciblées à l’aide d’une interface Web.
- L’élève peut les consulter sur son téléphone portable en situation nomade, les partager avec ses amis (liaison Bluetooth) et alimenter lui-même cette base par ses propres ressources.
- L’élève gère ses propres notes et plusieurs indicateurs sont proposés (gestion des moyennes, de la progression, alertes …)
- L’élève reçoit sur son mobile une news-letter l’informant des nouveautés.
- Les enseignants et les élèves sont en contact et communiquent.

4. Les apports pédagogiques

L’appartenance à sa communauté numérique va permettre à l’élève une veille sur sa propre progression, une nouvelle approche de la synthèse et du résumé de cours. Rien n’est réducteur de sens lorsqu’on parle de synthèses, puisque 87 % des élèves de terminale utilisent des fiches pour les révisions du bac. (Sondage WapEduc mai 2010).
L’accès à ses propres synthèses, tout au long de l’année (transports scolaires, attentes diverses, vacances sans ordinateur connecté) va permettre à l’élève la continuité dans son travail. C’est un des conseils le plus souvent rappelés dans les commentaires des enseignants sous la forme « Travaillez plus régulièrement ».

Conclusion

« L’école en poche » Wapeduc doit s’appréhender sous l’angle de la disponibilité des informations, de la facilité de consultation, de la généralisation du support mobile au sein de la population scolaire et de l’interconnexion entre les apprenants et leurs enseignants.

Aux deux référents traditionnels que sont l’enseignant (présentiel) et le livre (distant), on ajoute, à la manière d’un accompagnement pédagogique constamment disponible, le mobile, puissante opportunité de compléter ses connaissances et d’évaluer ses savoirs sous la forme d’une plate-forme d’information et de travail nomade.

L’application WapEduc ne peut se suffire à elle-même : elle est le lien qui peut exister après les cours, la pièce manquante à la relation pédagogique continue, le contact vers le monde de l’Ecole proposé en accès immédiat, une aide supplémentaire vers la réussite scolaire.

Philippe STEGER

Professeur agrégé d’économie
Directeur WapEduc
Janvier 2012
www.wapeduc.net
06 87 75 48 81

Existe pour IPHONE : « TOOLBAC »

Soumis par Philippe STEGER (non vérifié) - le 03 février 2012 à 18h34

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