La maison intelligente allie surveillance médicale et gestion des appareils électriques

Par 22 mai 2013 2 commentaires
La maison intelligente allie surveillance médicale et gestion des appareils élec

Déjà rendue possible par des recherches universitaires, la gestion à distance de la consommation d'énergie des équipements électriques d'une maison s'allie maintenant à la surveillance de ses habitants.

En 2012, des chercheurs allemands de l'Institut Fraunhofer de Munich et du Fraunhofer Institute for Industrial Mechanics de Kaiserslautern avaient mis au point un système de prises intelligentes pour gérer l'extinction et l'allumage d'appareils électriques à distance. Cette découverte permettait entre autres d'optimiser la consommation d'électricité via l'utilisation d'un ordinateur ou d'un smartphone. Wattio, une entreprise espagnole, s'est emparée de ce concept pour développer un kit de gestion d'une maison. La start-up explore cependant davantage de possibilités que la seule gestion du courant électrique. Elle allie en effet à cette composante d'autres appareils importés des récents développements dans les secteurs de la e-santé et de la sécurité afin d'optimiser la surveillance à la fois d'une demeure et d'une personne nécessitant une attention médicale particulière.

Un smartphone pour les contrôler tous

L'aspect e-santé du modèle Wattio se concentre uniquement sur la surveillance de l'état de santé des personnages âgées ou de personnes nécessitant une attention constante. Porteurs de senseurs connectés en wi-fi, ces capteurs peuvent faire office de détecteurs de chute, de détecteurs de mouvement si une personne quitte la demeure de manière impromptue et, en dernier cas, ils peuvent fonctionner comme des alarmes afin de prévenir le maître de maison de tout problème. Comme dans le cas du modèle créé par les allemands, la gestion de la maison et de ses connecteurs peut s'opérer à partir d'une application smartphone, bien qu'elle puisse aussi être effectuée à partir d'une tablette dédiée. D'autres types de senseurs, eux, sont dédiés à la surveillance en temps réel d'un lieu : détecteurs de fumée, de mouvement ou de gaz, ils permettent à l'utilisateur d'obtenir des informations en temps réelle sur l'endroit muni de la batterie de senseurs proposée par Wattio.

Vers la maison intelligente ?

Le kit mis à disposition par Wattio traduit avant tout une réalité plus complexe. Il s'agit avant tout du sommet de l'iceberg en termes de recherche dans la technologie du bâtiment intelligent. En effet, comme L'Atelier l'avait récemment indiqué de récentes découvertes suédoises, les bâtiments sont aujourd'hui capables de gérer automatiquement leur consommation d'énergie, et peuvent aussi prendre en compte les désirs des utilisateurs connectés à leur réseau. Le produit de Wattio s'adresse avant tout à la gestion des maisons et pose en particulier la question de la surveillance et de ses limites, notamment dans ses applications e-santé.

 

 

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2 Commentaires

un nouvel acteur sur le marché. Mais rien de nouveau que ne font déjà plusieurs box domotiques qui existent depuis quelques années (zibase, eedomus, zipabox, blyssbox, vera, home center...) et dont certaines sont françaises.
Pour ceux qui s'intéressent au sujet www.techologis.com

Soumis par techologis (non vérifié) - le 24 mai 2013 à 13h29

Bonjour,
Je suis parfaitement d'accord avec le message ci-dessus.
En effet ce qui est proposé n'est pas nouveau et existe depuis longtemps dans les systèmes domotiques, qui est même vulgarisé par de nombreuses sociétés de télésurveillance qui travaillent avec les grandes assurances.
La problématique majeur de cette solution c'est qu'on souhaite qu'un système réalise du gardiennage, alors même que la force du gardiennage est de s'appuyer sur un comportement humain qui saura faire face à des situations inattendues, donc impossible à programmer dans une machine. De plus trop souvent le temps de réaction dans ce genre de cas, laisse à désirer et ce n'est qu'une prévention placebo.
Pierre du site www.direct-gardiennage.fr

Soumis par Pierre Alexandre (non vérifié) - le 31 juillet 2013 à 13h45

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