La maison reconnaît l'activité de son habitant et la partage en ligne

Par 09 novembre 2009
Mots-clés : Digital Working

Les réseaux sociaux pourront s'appuyer sur les maisons intelligentes pour interagir automatiquement avec les contacts d'un utilisateur en fonction de son activité.

On sait déjà que la majorité des informations partagées sur Internet concerne les activités quotidiennes des internautes. Une mise à jour qui pourrait bien être faite automatiquement à l’avenir en combinant les réseaux sociaux et l’intelligence ambiante, aussi appelée domotique. C’est en tout cas ce que vise le projet Astra, une plateforme logicielle qui s’appuie sur les maisons intelligentes. « Dans ce projet, un environnement rempli de capteurs repère l’activité de l’utilisateur et fournit la réponse sociale adaptée en fonction des critères remplis par celui-ci », explique à L’Atelier le professeur Achilles Kameas, le coordinateur du projet. Il peut par exemple mettre à jour son statut en ligne, mais pas seulement.
Prévenu par son environnement
Par exemple, s’il cuisine et qu’il a définit qu’il ne devait pas être dérangé durant cette activité, un contact essayant de le joindre par téléphone se verra averti qu’il n’est pas disponible. Mieux, si lui aussi se trouve dans un environnement intelligent, il sera averti par celui-ci, par exemple le cadre lumineux où se trouve la photo de son contact changera de couleur. La version prototype s’appuie sur un réseau social propre, chaque utilisateur gérant ses contacts. Ceux-ci sont regroupés par groupe en fonction de l’activité sociale qu’ils partagent. « L’utilisateur peut définir quelle information est partagée, et quel groupe y accèdera », explique Achilles Kameas. A terme, on pourrait envisager une gestion par groupe d’amis plus que par activités.
Un problème de protection des données
Par exemple les « amis » recevraient certaines informations et les « collègues » d’autres. D’autant que l’architecture logicielle développée est compatible avec tous les réseaux participant à l’initiative Open Social, comme Myspace ou Viadeo. Les problèmes de protection de la vie privée sont bien sûr soulevés. Au delà des inquiétudes suscitées par les réseaux sociaux dans leur ensemble, se pose la question de l’automaticité du processus. «Sur Facebook, on rentre explicitement l’information que l’on souhaite partager, explique le chercheur grec. Ici, le système partage des informations sans que l’on en soit nécessairement conscient ». Un problème que l’équipe s’emploie actuellement à régler.

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