Les maladies chroniques se gèrent mieux par email

Par 09 juillet 2010
Mots-clés : Digital Working

Pouvoir joindre directement son praticien par courriel encourage les patients à mieux respecter leur traitement et à ne se déplacer que quand la situation l'exige vraiment.

Une simple plate-forme de messagerie sécurisée entre le patient et son professionnel de santé a un effet bénéfique sur les malades chroniques : c'est la conclusion d'une étude menée par Kaiser Permanente, et qui s'est penchée pendant deux mois sur plus de 35 000 individus atteints de diabète ou d'hypertension. Selon le rapport, l'état de santé des personnes concernées s'est amélioré, avec une baisse générale des taux de glycémie, cholestérol et pression. Les raisons : cela aurait permis aux patients de mieux suivre leur traitement et de respecter à la lettre les instructions délivrées par leur praticien. Mais aussi de bénéficier d'un meilleur suivi, encourageant les malades à prendre rendez-vous rapidement dès qu'un problème est identifié ou quand expliquer leur situation est trop compliqué par courriel.
Contacter son praticien directement
En parallèle, cela a permis de diminuer le nombre de visites considérées comme superflues. Pour parvenir à ces conclusions, le fournisseur de services santé s'est appuyé sur sa plate-forme de gestion en ligne, My Health Manager. Une application, baptisée 'E-mail my doctor', permet d'écrire au médecin et de rédiger soi-même des comptes rendus de son état à un instant précis, afin d'adapter au mieux les prises de médicaments par exemple. Plus de 550 000 fils de discussions ont été lancés pendant ces deux mois, contenant 630 000 courriels. Et ce qu'il faut noter, c'est que les patients ont été à l'origine de ces fils dans 85 % des cas.
Améliorer le suivi des patients
La plate-forme permet aussi au deux parties - médecin et patient - de gérer le dossier de santé du malade. Elle donne un accès sécurisé aux résultats des tests de laboratoire, aux notes explicatives des médicaments, aux conditions de santé des malades. "Côté médecins, ce sont plus de 3,5 millions de messages qui ont été laissés, toutes rubriques confondues, entre janvier et avril, afin d'aider les malades à mieux gérer leur santé, et de façon plus autonome", explique Terhilda Garrido, co-auteur de l'étude. Reste qu'une telle étude doit évidemment être prise pour ce qu'elle est : c'est-à-dire fournie par un vendeur de solutions santé.

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