Malgré la crise, la Finlande ne coupe pas les vivres à l'innovation

Par 02 février 2009
Mots-clés : Smart city

L'agence de financement des technologies a continué à investir de manière dynamique en 2008 dans les projets issus aussi bien du secteur privé que des organismes publics. Les grands gagnants ont été les PME.

Une des réponses à la récession actuelle est d'investir dans la recherche et le développement. Pour l'agence finnoise de financements des technologies et de l'innovation Tekes, cette stratégie est on ne peut plus vraie : elle annonce avoir investi en 2008 un total de 516 millions d'euros dans des projets de recherche, de développement et d'innovation. Pour l'institut, l'investissement dans la recherche doit être considéré comme une priorité dans l'attribution des fonds publics. "Lors d'une crise, le risque est important de voir les entreprises privées comme publiques couper dans leurs budgets R&D. Or cela risque de fragiliser leur compétitivité au moment de la reprise", rappelle Veli-Pekka Saarnivaara, directeur général du centre. "Quand l'économie stagne, l'impact de potentiels gains publics sur le secteur de l'innovation est d'autant plus tangible que les besoins augmentent".
Investir pour être performant après la crise
"Ces financements publics permettent aux entreprises d'être prêtes au moment de la reprise". Ils favoriseront aussi l'émergence de nouvelles entreprises et modèles économiques innovants, ajoute-t-il. Et fait intéressant : l'une des cibles du Tekes cette année a clairement été les PME. Sur la totalité des fonds attribués aux entreprises, 80 % l'ont été à des entreprises de moins de 500 salariés. Les deux tiers de ces dernières étant même des petites entreprises. Et la moitié de l'ensemble des bénéficiaires l'était pour la première fois. Selon l'institut, ce virage représente une volonté de soutenir les jeunes pousses dans leur croissance, notamment à l'international. Autre nouveauté : la diversité des projets, qui concernent de moins en moins des produits pour se tourner vers les services et des procédés de production.
Deux mille projets financés
Une manœuvre qui n'étonne pas à un moment où les services sont en pleine expansion. Au final, près de 500 produits ont été développés, à peu près autant de services. Plus de 250 procédés plus abstraits liés au design ou à du suivi de projet ont été mis au point. Même si la somme totale reste moins importante que celle dont a bénéficié l'agence en 2007, le Tekes a cependant été à l'origine de près de deux mille projets dans l'année. Un peu plus de la moitié de la somme a été affectée à des projets du privé. L'autre moitié a été allouée aux universités et autres centres de recherche. Ce soutien à l'innovation ne détonne pas au pays de Nokia. Des instituts de recherche comme le VTT proposent régulièrement des concepts innovants comme les composants électroniques flexibles, ou l'immatriculation par étiquettes RFID.

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