Malgré la crise, l'open source tire son épingle du jeu

Par 20 janvier 2009
Mots-clés : Digital Working

Conséquence du succès du Web 2.0 mais également des coupes budgétaires en matière de systèmes d'information, les logiciels libres seront de plus en plus utilisés.

La création de nouveaux produits et services issus des communautés en ligne profite à l'industrie des logiciels libres. C'est ce qui ressort de l'étude, baptisée "2009 Predictions Survey" de l'Open Solutions Alliance (OSA) (*). Autre facteur, peu étonnant cette fois : cette dernière surfe sur la vague de la crise. "Aujourd'hui, les directions des systèmes d'information doivent aller vite en matière d'innovation. Et ce, à moindre coût", explique à L'Atelier Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, éditeur de logiciels libres. Encore récemment, migrer vers l'open source était tabou dans les grandes organisations et n'était pas considéré comme porteur. La conjoncture économique morose a changé la donne et accéléré le calendrier de mise en œuvre des solutions open source à l'échelle mondiale.
Investir dans des projets open source...
Les membres de l'étude mettent donc en garde les clients qui seraient tentés de mettre leurs projets entre parenthèses dans l'attente d'une relance économique. Ils leur conseillent au contraire de prendre une longueur d'avance sur les éventuels concurrents en investissant dès à présent dans des projets open source. Pour ce qui est des modèles SaaS (software-as-a-service), ils continueront à être utilisés par nombre de clients désireux de se décharger de la maintenance, de l'exploitation et de l'hébergement des applications. Les logiciels classiques, quant à eux, qui ne font la promesse que d'une économie future, ont du plomb dans l'aile. "Les feux sont aujourd'hui au vert mais il faut se préparer au jour où ils passeront à l'orange", prévient tout de même Alexandre Zapolsky. Si la crise économique s'accentue, l'open source risque aussi d'être touché.
... tout en restant vigilant
"Le secteur, bien qu'il connaisse une croissance de 20 à 30 % n'est pas à l'abri. Le développement de ce marché est d'habitude plus rapide, et atteint fréquemment les 50 %." Les grands perdants seront en revanche les logiciels qui ne correspondent pas aux modèles classiques. Ils devront lutter pour survivre dans un secteur en constante évolution. Enfin, les membres s'accordent tous à dire que la campagne d'Obama a suscité l'espoir que le gouvernement américain investisse plus intensivement dans les nouvelles technologies. Certains estiment que c'est aux industriels du secteur de donner une ligne directrice à la nouvelle administration pour qu'ils soutiennent des initiatives en matière de santé, de technologie propre et de "d'open gouvernement". "Les résultats de notre étude annuelle met en lumière les tendances générales observées sur le marché des logiciels libres", déclare Anthony Gold, président de l'OSA.
(*) Elle réunit les prévisions de dirigeants de plus de vingt entreprises de l'industrie des logiciels open source

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