Malgré les désistements, la Commission européenne ne lâchera pas Microsoft

Par 10 novembre 2004
Mots-clés : Europe

Cette année, la Commission européenne a assigné Microsoft au paiement d'une amende de 497 millions d'euros pour abus de position dominante. Hier, l'institution est revenue à la charge en affirmant qu'elle...

Cette année, la Commission européenne a assigné Microsoft au paiement d'une amende de 497 millions d'euros pour abus de position dominante. Hier, l'institution est revenue à la charge en affirmant qu'elle continuerait de poursuivre le groupe américain pour ses actions et sa politique anti-concurrentielle.

Où en est exactement leur histoire ? Au mois de juillet, Microsoft payait bon gré mal gré son amende record. Peu de temps après (sans qu'il soit permis de parler d'échange) la Commission européenne annonçait une suspension d'application des mesures imposées à l'éditeur de logiciels par la Cour Européenne de Justice. Il s'agissait de livrer une version de son système d'exploitation Windows sans son Media Player, le logiciel de lecture audio et vidéo.

Cette semaine, Microsoft a une nouvelle fois ouvert son porte-monnaie, en réglant avec Novell un vieux litige. Montant de l'opération : 536 millions de dollars (voir à ce sujet notre article du 09.11.2004).

Le chèque aura eu raison de la détermination de Novell à plaider sa cause devant la Commission européenne. Cette dernière a perdu un second allié, cette semaine : la Computer and Communciation Industry Association (CCIA) qui compte parmi ses membres Oracle ou Sun, notamment. Pour se réconcilier avec ce groupe de pression, Microsoft a également dû payer le prix fort.

Ce n'est qu'une supposition puisque le prix de la négociation n'a pas été révélé. Ce qui est officiel, en revanche, c'est que la CCIA n'interviendra plus dans le procès qu'imposent à Microsoft les instances européennes... Elle qui depuis des mois fait pression sur la Commission européenne pour que celle-ci regarde de près les abus de position dominante dont serait coupable Microsoft...

Le plus fort, c'est que la CCIA a annoncé que désormais elle compterait Microsoft compterait parmi ses membres. Un revirement assez exceptionnel, qui n'a pas nécessairement été du goût de tout le monde. Le fabricant de téléphones portables Nokia a annoncé qu'il quittait l'organisme, sur lequel il comptait jusqu'à présent pour empêcher l'éditeur d'étendre sa domination aux systèmes d'exploitation pour mobiles.

Quid de la Commission européenne, désormais ? Elle a fait savoir qu'elle continuerait son combat. Il lui faudra dorénavant compter sur le seul soutien qu'il lui reste : RealNetworks.

(Atelier groupe BNP Paribas - 10/11/2004)

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