Malgré ses difficultés, Philips veut rester dans les mobiles.

Par 23 octobre 1998

Philips et Lucent ont annoncé hier la dissolution de leur joint-venture Philips Consumer Communications (PCC) à dater du 25 septembre. Selon les estimations des analystes, cette société, créée il y...

Philips et Lucent ont annoncé hier la dissolution de leur joint-venture
Philips Consumer Communications (PCC) à dater du 25 septembre.
Selon les estimations des analystes, cette société, créée il y a un an, a
accumulé des pertes de près de 1 milliard de florins (environ 2,9
milliards de F).
Lucent va céder les 40 % détenus dans le joint-venture .
Cor Boonstra, président de Philips, a déclaré “s’il est clair que les
performances du joint-venture ont été décevantes pour les deux
partenaires, nous avons l’intention de rester dans cette activité, du fait
de son importance en termes stratégiques. PCC a un lien naturel avec nos
autres produits grand public, tandis qu’elle nous donne la capacité dont
nous avons besoin pour créer les futurs produits numériques. En outre, les
communications grand public sont un marché à forte croissance. Nous avons
la marque, le savoir-faire et la technologie pour devenir un acteur de
poids”.
Par ailleurs, Cor Boonstra ne s’est guère gêné pour mettre en cause Lucent
“nous étions sur le point de réaliser notre objectif d’équilibre fin 1997
quand nous avons décidé de nous allier à Lucent. L’américain devait nous
apporter son réseau de ventes et sa technologie. L’idée était de mettre
sur le marché dès le mois de mais suivant les nouveaux produits répondant
à la norme CDMA. Cela ne s’est fait qu’en décembre, car le producteur de
puces était en retard” (ce producteur était Lucent).
Philips va dans un premier temps récupérer ses 5 000 salariés actuellement
dans le joint-venture, puis concentrera par la suite les activités “sur
la norme GSM hors Etats-Unis et hors radiomessagerie”. La production de
“pager” sera par ailleurs “arrêtée ou vendue”.
Enfin, Philips va “réduire substantiellement” le nombre de ses effectifs
(les chiffres sont attendus le mois prochain). Paris accueillera le
nouveau siège de PCC.

Concernant le développement des téléphones de troisième génération,
Philips va continuer le développement dans son centre de Fremont en
Californie et conclure un partenariat technologique.

Ne détenant actuellement qu’une part de 6 % du marché des GSM, Cor
Boonstra ne vise plus une place dans le trio de tête, mais considère
l’objectif de compter, à terme, parmi les cinq premiers producteurs
mondiaux, comme “honorable”.
(Les Echos Le Figaro La Tribune 23/10/1998)

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