Le marché des bases de données en France.

Par 24 janvier 2001
Mots-clés : Smart city

Selon une étude réalisée par IDC, les ventes de licences de systèmes de gestion de bases de données sont passées de 1,602 milliards de F en 1998 à 1,775 milliards de F en 1999, soit une hausse de 10...

Selon une étude réalisée par IDC, les ventes de licences de systèmes de
gestion de bases de données sont passées de 1,602 milliards de F en 1998 à
1,775 milliards de F en 1999, soit une hausse de 10,8 %. Les revenus 2000
devraient s’élever, selon les estimations d’IDC, à 2,002 milliards de F.
Après avoir stagné au cours des années 1996-1997, le marché des bases de
données est reparti à la hausse en 1998 et est entré dans une seconde
phase de développement liée à la montée en puissance de nouvelles
applications (ERP, CRM, décisionnel, commerce électronique, sites web …)
dans les grands comptes et les PME-PMI.
Les ventes de trois éditeurs, Oracle, IBM et Microsoft, se développent à
un rythme plus soutenu que les autres concurrents. Avec une part de marché
de 45 % fin 1999, Oracle a progressé de 23,70 % par rapport à 1998. IBM
(29,60 % de part de marché fin 1999), a progressé de 15,40 % et Microsoft
(6 % de part de marché) a enregistré une croissance de 32,50 %.
Selon IDC, le marché devrait se resserrer autour de quelques acteurs
majeurs capables de conserver un rôle de leader technologique. Les autres
acteurs du marché des bases de données seront désormais des fournisseurs
de solutions avec une partie non négligeable de leur activité tournée vers
le service.
Les ventes de bases de données sur Unix sont passées de 692 millions de F
en 1998 à 764 millions de F en 1999 (+ 10,4 %). Elles devraient s’élever à
832 millions de F en 2000, soit une progression de 9 %. Avec 41,6 %, Unix
sera une nouvelle fois le premier environnement supportant les bases de
données.
Les ventes de bases de données sur NT sont passées de 392 millions de F en
1998 à 515 millions de F en 1999 (+ 31,4 %) et devraient s’élever à 678
millions de F en 2000 (+ 31,7 %), soit une part de marché de 34 %.
Les trois principaux éditeurs de bases de données sur Unix, Oracle,
Informix et Sybase, représentent toujours 79 % des ventes en valeur sur
cet environnement. Ils doivent toutefois faire face à la montée en
puissance d’IBM. Oracle demeure le leader incontesté de ce marché avec un
chiffre d’affaires de 486 millions de F en 1999, soit une part de marché
de 63,60 %.
Tous les principaux offreurs de bases de données ont fortement investi
depuis 1997 dans Windows NT. Sur se segment de marché, Oracle reste
largement leader avec une part de marché en 1999 de 56,50 %, loin devant
Microsoft (20,6 %) et IBM (9,70 %).
Selon IDC, le marché des bases de données devrait enregistrer une
croissance annuelle d’environ 11,4 % d’ici à 2004. La montée en puissance
des environnements Windows 32 bits et Linux soutiendra principalement
cette croissance. Toujours selon IDC, les ventes de bases de données Unix
augmenteront en moyenne de 4,5 % par an entre 1999 et 2004. Le marché des
SGBR sur Unix devrait continuer sa progression à partir de 2000. Les
environnements Windows 32 bits vont poursuivre leur croissance rapide.
Windows 32 bits et Unix se partageront à part égale le marché des ventes
de bases de données en 2001. L’environnement Windows 32 bits sera, à plus
long terme, le principal facteur de croissance du marché des bases de
données.
41 % des grandes et moyennes entreprises sont aujourd’hui équipées de
progiciels de gestion intégrés. Près de 60 % des moyennes et grandes
entreprises seront équipées d’un ERP à la fin 2001 (source IDC).
19 % des entreprises disposent d’un datawarehouse ou d’un système
décisionnel. Moins de 40 % des entreprises auront mis en place un
datawarehouse ou un système décisionnel avant la fin 2001.
Aujourd’hui, 21 % des moyennes et grandes entreprises disposent d’un
système CRM. Elles seront 40 % fin 2001 (source IDC).
Aujourd’hui, plus de 150 000 entreprises françaises disposent d’un site
Internet. Elles seront plus de 230 000 fin 2001 et près de 490 000 en
2004. Ces chiffres, qui doivent être mis en regard avec le nombre total
d’entreprises françaises près de 175 000 entreprises de plus de 10
salariés pour un total de 3,3 millions d’entreprises), reflètent bien un
progrès rapide et une multiplication du nombre de sites Internet au sein
des entreprises de petite, moyenne et grande tailles.
(Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas – 24/01/2001)

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