Le marché de la LLD en France

Par 28 octobre 2002
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon l’Observatoire du SNLVLD, le marché de la Location Longue Durée en France totalisait 1 263 000 véhicules fin juin 2002. Au 1er semestre 2002, ce marché a crû de 4,16 % ...

Selon l’Observatoire du SNLVLD, le marché de la Location Longue Durée en France totalisait 1 263 000 véhicules fin juin 2002. Au 1er semestre 2002, ce marché a crû de 4,16 %. Entre juin 2001 et juin 2002, la croissance est de 11,57 %. La croissance annuelle du parc de véhicules en LLD devrait s’établir autour de 7 % fin 2002, et ceci pour plusieurs raisons : la maturité du parc et le ralentissement de l’économie mondiale. A ce jour, l’INSEE recense en France 1 200 loueurs de voitures répartis sur 4 500 établissements, dont une immense majorité de structures locales indépendantes, appelées « petits loueurs ». Le parc français de la LLD occupe la deuxième place en Europe. Toutefois, la LLD ne représente que 16 à 17 % du parc national des sociétés, contre près de 50 % au Royaume-Uni et plus encore aux Pays-Bas. Sa marge de progression demeure donc significative en France. Après avoir investi le marché des grandes entreprises, puis celui des PME et des PMI, les loueurs s’interrogent sur le marché des TPE regroupant près de 3,2 millions d’entreprises de moins de 10 salariés, utilisatrices potentiellement de 3,7 millions de véhicules de moins de 3,5 T. Une étude a été menée par le SNLVLD auprès des TPE. Les entreprises interrogées utilisent en moyenne 2,15 véhicules contre 1,16 tous secteurs confondus. Les véhicules de tourisme sont les plus nombreux devant les utilitaires et les voitures de société à deux places. 57 % des véhicules parcourent moins de 20 000 km par an et 59 % des voitures sont utilisées pendant plus de 4 ans. Les entreprises de 0 salarié conservent leurs véhicules le moins longtemps, celles de 6 à 9 salariés les utilisent le plus longtemps. Plus de 40 % des véhicules sont achetés d’occasion, en particulier les utilitaires (46 %). L’achat comptant et le crédit classique arrivent en tête des modes de financement. Parmi les 7 % des entreprises interrogées ayant recours à la LLD, 49 % ont aussi recours à la LOA et au leasing, et 18 % à l’achat comptant. La plupart des entreprises déclarent connaître la LLD, mais elles sont peu nombreuses à pouvoir citer un loueur. Parmi les 7 % de sociétés utilisant la LLD, les filiales de constructeurs français sont citées bien avant les loueurs spécialistes. Une fois le principe de la LLD rappelé, 45 % des interviewés jugent la LLD intéressante. Pour ces 45 %, les motivations sont financière (pas d’apport, pas d’immobilisation de capital), d’image (disposer de véhicules récents bien entretenus) et de simplicité (se décharger de l’achat/revente et de la gestion). Parmi les services associés à la LLD, 90 % des personnes interrogées citent le véhicule de remplacement, 74 % le suivi de l’entretien, 72 % l’assistance / dépannage, 68 % le remplacement des pneus et 57 % l’assurance. La LLD souffre d’une image de solution plus coûteuse que les autres. Les personnes interrogées comparent spontanément la LLD à leur mode de financement habituel sans prendre en compte les services associés à la LLD. Parmi les freins exprimés figure aussi le fait de ne pas rester propriétaire du véhicule. 14 % des sociétés interrogées pensent faire appel à la LLD dans les deux ans à venir, notamment les sociétés utilisatrices de la LOA ou du leasing. Plusieurs raisons expliquent la faiblesse de ce score : ce segment de clientèle conserve ses véhicules plus longtemps que les autres entreprises, le manque de compréhension du concept de la LLD (43 % des sociétés la connaissent mal ou pas du tout), les km parcourus par ces utilisateurs sont relativement faibles, et une forte satisfaction des solutions utilisées actuellement. Le potentiel de développement à court terme s’avère relativement modeste. Ce potentiel est toutefois plus élevé auprès des 24 % d’entreprises de 1 à 9 salariés ayant recours à la LOA et au leasing. Pour favoriser le développement de la LLD auprès des TPE, les différents acteurs devront faire connaître la LLD, valoriser ses avantages face aux autres modes de financement/gestion, démontrer que cette solution dispose d’un bon rapport qualité/prix. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 28/10/2002)

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