Le marché est envahi par les faux CD, films et logiciels.

Par 28 juin 1999
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Le volume estimé de la contrefaçon intellectuelle au niveau mondial atteint 3 600 milliards de F. 60 % de ce trafic concerne le seul continent européen. Aujourd'hui, 15 % des disques et cassettes ...

Le volume estimé de la contrefaçon intellectuelle au niveau mondial
atteint 3 600 milliards de F. 60 % de ce trafic concerne le seul continent
européen. Aujourd'hui, 15 % des disques et cassettes sont considérés comme
faux.
Avant d'être remplacée par l'Ukraine et l'ex-URSS, la Bulgarie était
considéré comme le leader dans la production de contrefaçons
intellectuelles. Des usines organisées en 3 x 8, démantelées depuis,
produisaient officiellement dans la journée pendant huit heures des
compact-discs et, pendant les seize heures restantes, des CD pirates.
Fabriquées dans les mêmes conditions, avec la même qualité que les
originaux, ces contrefaçons étaient ensuite écoulées sur les marchés des
pays de l'Est ainsi qu'en France, vendues 80 F sur les marchés aux puces
ou chez certains détaillants, trois semaines seulement après leur sortie
officielle.
A côté de cette contrefaçon industrielle, un système de piratage organisé
par le public se développe également.
Directeur général de la Fédération internationale des associations de
producteurs de films, André Chaubeau dénonce "les lycéens qui vendent dans
la cour de récréation des CD pirates copiés sur leur graveur, ou encore
des cassettes ou des disques enregistrées dans des concerts" et précise
"Tout le monde peut devenir dealer dans ces conditions, sans avoir
l'impression de se rendre coupable d'un délit, ni de voler qui que ce
soit. Il ne faut pas laisser se développer ces mauvaises habitudes".
L'Union européenne s'apprête d'ailleurs à diffuser un petit film destiné à
sensibiliser le public à la consommation de pirates.
Afin de lutter contre ce fléau, l'Ecole nationale supérieure de la police
de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône) organise, pendant quatre jours jusqu'à
jeudi, un séminaire sur la "propriété intellectuelle et la lutte contre la
contrefaçon" destiné aux forces de police d'Europe centrale, orientale et
de l'ex-URSS. Les pays européens présents à ce séminaire, conscients que
la répression constitue la véritable arme contre le piratage, travaillent
à une harmonisation de leurs législations.
Le piratage est passible en France de peines de deux ans de prison et d'un
million de F d'amende.
(Le Parisien - 29/06/1999)

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