Le marché du mobile alimente généreusement l'économie européenne

Par 09 décembre 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
mobile

Le secteur continue à croître rapidement, et est générateur d'emplois et de revenus. Mais si le marché se porte bien, il n'en va pas forcément de même pour ses entreprises, qui font face à une compétition sévère

Le secteur des communications mobiles est un élément essentiel de l'écosystème économique européen, confirme la GSM Association (GSMA). Cela, à l'occasion de la sortie de son étude portant sur le marché du mobile. D'après les résultats dévoilés au sein de cette dernière, celui-ci représente ainsi un montant de 174 milliards d'euros de revenus, pour un total d'emplois créés qui atteint les 1,7 millions. Soit des chiffres qui dépassent par exemple ceux du secteur pharmaceutique, ou de l'aéronautique européens.

Un marché à la croissance rapide

Mais plus que les chiffres en eux-mêmes, c'est la rapidité avec laquelle le marché du mobile s'est imposé comme un maillon majeur de l'économie européenne qui frappe les analystes. Anne Bouverot, directrice générale de GSMA explique ainsi "qu'il a suffi d'à peine 20 ans pour que le marché du mobile explose et rejoigne en termes de volume de bénéfices des marchés historiques tels que celui des produits pharmaceutiques". Une croissance rapide qui ne semble pas subir de ralentissement, malgré un marché européen déjà très équipé. De fait, le taux de pénétration atteint 128%, soit plus qu'aux Etats Unis (104%) ou au Japon (100%).

Un secteur dans lequel il reste difficile de se différencier

Pour les analystes, cela s'explique par une forte tendance à l'innovation, illustrée par l'arrivée prochaine de la technologie LTE (Long-Term Evolution), ou par l’essor de nouveaux usages tels que le retail banking, le M-commerce, ou le cloud computing... Toutefois, la bonne santé du secteur ne signifie pas pour autant qu'il en va de même pour les entreprises elles-mêmes. De fait, la très forte compétition qui régit le secteur a mené à un effondrement constant des prix depuis 2006 (entre 11 et 13% par an). Un état de fait qui peut expliquer la forte tendance à l'investissement, qui constituerait dans ce cas une tentative de différenciation par le haut

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