Le marché des noms de domaine bientôt saturé ?

Par 08 mars 2016
Nom de domaine

Depuis quelques années, les noms de domaine sur internet se font rares. Et pour cause, la plupart des combinaisons de mots attractives a déjà trouvé preneur. Un marché juteux pour les investisseurs mais parfois compliqué pour les jeunes entrepreneurs qui peinent à se faire une place sur la toile.

Depuis qu’internet existe, la grande majorité des noms de domaine « évidents », c’est-à-dire contenant des combinaisons de mots classiques, faciles à retenir et simples à écrire, a déjà été créée et a donc un propriétaire. Une récente étude de l’université de Cambridge a calculé que depuis 2007, la création de noms de domaine a chuté. En revanche, le prix à la revente a augmenté de 63% entre 2006 et 2012. A cause de cette spéculation, les nouveaux venus, qui sont souvent des entreprises, ont le choix entre trouver un nom de domaine dérivé de celui qu’elles auraient aimé avoir et donc se retrouver en bas des résultats de recherches sur internet, racheter un nom préexistant au prix fort et avoir plus de trafic, ou bien trouver un nom très original.

Désengorger le système

Le professeur Thies Lindenthal, qui a dirigé l’étude, estime que le manque à gagner est énorme. Sur 294 millions de domaine existants en 2015, 73 millions de plus auraient pu être créés si les demandes avaient abouti. L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a décidé, il y a peu, d’autoriser la création de nouveaux noms de domaine de premier niveau, auparavant très règlementée. Ces derniers, appelés en anglais les « not-coms » (en référence au très usité « dot-com », ou « .com ») peuvent désormais contenir des mots ou des expressions entières. Les communes ont sauté sur l’occasion d’acheter leur propre nom afin qu’il ne soit pas usurpé, comme « .miami » et « .berlin ». D’autres noms cherchent encore preneur, comme « .sanfrancisco », nettement moins catchy.