La marche à pied rechargera bien son portable

Par 30 août 2011
Mots-clés : Smart city, Amériques
batterie

En convertissant l'énergie mécanique engendrée par toute activité physique en électricité, il devient possible d'alimenter téléphones portables ou lecteurs MP3 en marchant simplement.

 

Les initiatives pour recharger un appareil électronique en utilisant l'énergie d'une personne qui marche sont pléthores. Si l'université de Duke avait proposé de son côté un système basé sur la piézoélectricité, Tom Krupenkin et J. Ashley Taylor, chercheurs à l'université de Wisconsin-Madison, ont mis au point une technologie qui porte le nom de "reverse electrowetting". Le dispositif est en fait une sorte de batterie multi-usages, qui peut être couplée avec un grand nombre d'appareils électroniques. Le principe est le suivant. Lorsque la personne effectue une activité physique, l'énergie mécanique, qui en temps normal se dissiperait en chaleur, est collectée par le biais d'un fluide constitué de mini-gouttelettes en interaction avec un substrat spécifique.

Convertir l'énergie humaine en électricité

Le phénomène permet de convertir l'énergie mécanique en énergie électrique. Comme le précise Krupenkin, "Les humains constituent des sources d'énergie extrêmement puissantes". D'un point de vue pratique, l'énergie collectée peut être employée de deux manières distinctes. En l'utilisant directement, il est possible de faire fonctionner un large panel d'appareils électroniques, allant du smartphone au GPS. L'autre application consiste à alimenter une sorte de relais Wi-Fi. Celui-ci permet à un portable d'accéder au réseau sans avoir à activer ses propres fonctions Wi-Fi. D'après les chercheurs, "cette dernière application pourrait multiplier le temps de vie de votre batterie par 10".

Un principe aux applications multiples, et aux potentialités très fortes

Pour les développeurs du système, celui-ci pourra se révéler extrêmement utile dans les pays en développement, où les coûts de rechargement des portables sont souvent très élevés. De même, un emploi militaire n'est pas à exclure, dans la mesure où il autoriserait une réduction drastique de la quantité de batterie généralement indispensable à la réalisation de missions. En conclusion, et même si le système n'a pas vocation à remplacer l'ensemble des batteries actuelles, les chercheurs restent optimistes. Ils concluent ainsi: "Outre le produit mis au point, le principe physique mis en évidence présente un potentiel écologique énorme extrêmement important".

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