Des maternités accrochent des bracelets antivol aux chevilles des nouveaux-nés

Par 13 avril 2007

Ils ont à peine poussé leur premier cri et ils sont déjà surveillés électroniquement. Les nouveaux-nés du centre hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, arborent depuis le 10 avril...

Ils ont à peine poussé leur premier cri et ils sont déjà surveillés électroniquement. Les nouveaux-nés du centre hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, arborent depuis le 10 avril un bracelet électronique de type RFID (Radio Frequency Identification) à la cheville. Celui-ci, qui déclenche une alarme en cas de retrait non autorisé ou de sortie d'un périmètre défini, est censé garantir les bébés contre toute tentative de rapt. Il est proposé à tous les nouveaux parents, qui peuvent l'accepter ou le refuser.
 
Ce système est déjà pratiqué en Angleterre, en Australie, en Irlande et en Malaisie. Il vise à prévenir les enlèvements de bébés mais aussi d'éventuelles tentatives de sorties par des membres de la famille du nourrisson non autorisés à s'occuper de l'enfant.
 
Pour la maternité, qui accouche environ 2 100 femmes chaque année, ce procédé rassure. D'autant que l'institut a connu deux enlèvements en 2002 et 2005. Et en janvier 2007, une adolescente s'était emparée d'un des bébés de la clinique. Celui-ci avait été rapidement retrouvé.
 
Le bracelet, d'un poids de 12 grammes, est en plastique et silicone et est fixé à la cheville du nouveau-né. Il contient une puce radio sur laquelle sont enregistrés le nom du bébé et celui de sa mère et envoie chaque seconde un signal unique. L'alerte est déclenchée dès l'interruption du signal.
 
Après l'antivol, le code-barre?
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 13/04/2007)

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