Les médecins ont plus recours aux solutions numériques

Par 28 novembre 2013
santé numérique

EIS, DME et DSE ont progressivement investi les cabinets des praticiens sous réserve que ceux-ci aient préalablement basculé vers l’informatique.

Une nette augmentation de l’utilisation des solutions informatiques aurait été observée chez les médecins de huit pays dont la France, l’Allemagne ou encore les Etats-Unis. C’est en tout cas le principal enseignement mis en avant par Accenture lors de l’édition 2013 de son étude “Digital Doctor”. Le nombre de médecins ayant déclaré accéder couramment aux données cliniques des patients examinés par une autre organisation de santé a en effet augmenté de 47% en un an. Cette progression traduirait la prise de conscience des avantages du partage et de la réception d’informations via l’échange des informations de santé (EIS). Autre élément probant, 91% des médecins interrogés déclarent être utilisateurs actifs des dossiers médicaux électroniques (DME) et 60% utiliser un DME à leur cabinet.

Des fonctions numériques utilisées de manière plus courante… surtout à Singapour

Ordinateurs et tablettes sont de plus en plus sollicités pour accéder aux données cliniques. La saisie des notes relatives aux patients pendant ou après la consultation a été pratiquée par 66% des praticiens en 2012 contre 58% en 2011. La réception des résultats cliniques culmine à 54% tandis que l’accès aux données cliniques de santé d’un individu progresse de 14 points. L’étude est fortement marquée en cela par le sursaut vécu à Singapour. En effet, une hausse globale de 53% de cette pratique a été observée sur l’année dans le pays asiatique du fait de la mise en œuvre d’un système national de dossiers de santé électroniques (SNDSE). Ce système permet aux médecins d’accéder au dossier médical des patients et ainsi d’assurer une meilleure continuité dans les soins administrés. Lorsqu’un patient consulte des professionnels de la santé (y compris dans les centres de soins primaires et dans les hôpitaux), ces derniers ont accès à un seul et même dossier d’informations médicales le concernant.

Des soins primaires bien renseignés et une tendance future encourageante

Les médecins prodiguant des soins primaires aux États-Unis, au Canada et à Singapour ont été plus nombreux à adopter des solutions informatiques de santé et l’EIS entre 2011 et 2012. Parmi les médecins prodiguant des soins secondaires, l’adoption de solutions informatiques a augmenté à Singapour, en France ainsi qu’aux Etats-Unis. Sans réelle surprise, les médecins de moins de 50 ans sont plus enclins à considérer que les DME permettent d’améliorer la qualité des soins prodigués aux patients sur l’ensemble du système de santé. C’est globalement dans la réduction des erreurs médicales (76%) et dans l’amélioration des qualités de traitement (74%) que ceux-ci voient impact positif du DME et de l’EIS. La tendance vers des soins de santé informatiques devrait ainsi se poursuivre. La pénétration des DME promet en effet de s’intensifier. Huit médecins sur dix s’accordent à dire qu’ils ont l’intention de promouvoir les dossiers médicaux électronique car si les niveaux de maturité en termes d’adoption de solutions informatiques pour la santé varient dans les huit pays sondés, tous s’accordent  à reconnaître les avantages liés aux solutions informatiques.

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