Les médias sociaux facilitent l'accès aux publics non traditionnels

Par 10 juin 2010

Pour les entreprises, les sites collaboratifs sont encore perçus comme le risque de subir un déficit d'image. Mais elles en reconnaissent les opportunités pour toucher de nouveaux clients.

Les entreprises sont encore prudentes quand il s'agit d'investir les médias sociaux pour s'adresser à leurs clients. Mais ce mode de communication est désormais reconnu comme le moyen le plus efficace pour toucher de larges communautés, souligne une étude* de l'Economist Intelligence Unit. La preuve : une personne interrogée sur deux constate de vrais changements dans les stratégies de présence en ligne mises en place par les entreprises. Selon l'étude, les organisations professionnelles voient de plus en plus les opportunités offertes par ces plates-formes collaboratives pour atteindre des publics dits "non traditionnels". Les principales raisons d'adopter ces modes de communication sont d'ordre marketing. Mais d'autres domaines sont concernés : comme les relations au public (PR) et les relations humaines (RH), par exemple.
Atteindre des publics dits "non-traditionnels"
Un quart des personnes interrogées reconnaît ainsi que les médias sociaux constituent un excellent moyen de prendre contact avec les différentes parties prenantes, et un tiers d'entre elles considèrent que ce sera la voie à privilégier dans les cinq années à venir. Le rapport a également cherché à savoir plus en détails quels étaient les moyens mis en avant par les professionnels comme étant les plus efficaces. Les réseaux sociaux caracolent en tête de ce classement, suivis par les réunions physiques, bien réelles (meetings), puis par les courriels, et enfin par les applications web et les blogs. En termes d'efforts à fournir, près des trois quarts des responsables jugent que leur entreprise gagnerait à changer de structure pour augmenter son efficacité en matière de communication interactive.
Changer de structure pour mettre en place une meilleure stratégie
Près de 30% affirmant qu'une équipe dédiée pourrait être mise sur pied à cette fin. Reste que pour le moment, plus de 40 % des responsables de grandes entreprises - à distinguer des dirigeants des PME et TPME - affirment que passer par les réseaux sociaux afin de créer des relations avec des communautés en ligne représente un risque majeur de rencontrer des problèmes en matière de réputation. A peu près la même proportion se montre réticente pour ce qui est de nouer des liens avec les ONG ou les parties civiles présentes sur la Toile, et ce pour la même raison. L'étude a été menée auprès de 660 chefs d'entreprises entre mars et avril 2010, principalement aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, mais aussi au Moyen-orient et en Afrique, pour une moindre part.
* "Dangerous liaisons : how businesses are learning to work with their new stakeholders"

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