Sur les médias sociaux, les liens superficiels ne sont pas de trop

Par 20 octobre 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe
Personnages reliés entre eux

Le web communautaire permet d’entretenir des relations "faibles" avec un grand nombre de contacts. Relations qu'il faut savoir activer ou ré-activer au moment opportun.

Les internautes sociaux tirent des avantages non négligeables des rapports superficiels qu’ils entretiennent sur les réseaux collaboratifs qu’ils fréquentent, affirme dans une étude une équipe du National IT User Center (NITA) de l’université d’Uppsala. Selon les analystes, si les relations réellement proches sont indiscutablement plus riches, elles sont aussi beaucoup plus rares, et les liens dits faibles ou superficiels peuvent jouer un rôle essentiel dans la collaboration. "Le terme d’‘amis’ est souvent décrié sur Facebook, car il s’agit souvent de vagues connaissances, de camaraderie, sur le réseau social", notent les chercheurs. Qui précisent que pour autant, ces contacts constituent des réseaux fondamentaux, qui permettent de se tenir à jour et d’échanger des informations. "Le fait est que l’on perçoit nos contacts présents sur Facebook comme plus proches de nous que ceux qui n’y sont pas", constate Hakan Selg, responsable de l’étude.

Espace privilégié pour saisir des opportunités

"Il va de soi que les médias sociaux augmentent le nombre d’opportunités", confirme à L’Atelier Bertrand Duperrin, consultant chez Next Modernity. "Plus la masse critique est importante, plus on est soumis à des stimuli et des informations diverses, c’est la loi des grands nombres", poursuit-il. A ce titre, l’intérêt des réseaux sociaux est double, selon le spécialiste : "cela permet d’être attentif à différentes opportunités, qu’il faut savoir saisir ensuite, mais qu’on a moins de chances de laisser passer. Et puis cela permet de faire réagir, de tester auprès de son ‘public’ telle ou telle idée par exemple". Plusieurs phases peuvent d’ailleurs être observées. Les liens faibles sont en effet susceptibles de se renforcer, lorsque deux internautes se rendent compte qu’ils sont sur la même longueur d’onde, ou qu’ils partagent des intérêts communs. "Le lien faible est aussi, potentiellement, un contact fort que l’on peut activer à un moment déterminé".

Un avantage pour les TPME

Selon les chercheurs, cela s’avère particulièrement intéressant pour les individus qui ne possèdent pas de ressources financières consubstantielles. Comme les responsables de TPME. Les médias sociaux constituent pour eux un espace où ils peuvent bénéficier d’une audience importante à moindre coût, et suivre des actualités dans tel ou tel secteur d’activité. "Les médias sociaux permettent aux individus de trouver des opportunités professionnelles, et parfois même des emplois", continue Bertrand Duperrin. Et de conclure : "Il faut donc savoir entretenir des relations pour réactiver des liens en temps voulu – ce qui nécessite une gestion stratégique de ses réseaux".

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