Les médias sociaux visent aussi à éprouver la motivation des candidats

Par 05 novembre 2010
Des candidats examinés par une loupe

Harlequin a lancé pendant cinq jours une opération intensive combinant webinars, podcasts, ou encore discussions via son blog ou Twitter pour détecter de nouvelles plumes.

Pour élargir leur périmètre de recrutement et trouver de nouvelles plumes à éditer, la société d'édition Harlequin a lancé la semaine dernière un colloque de cinq jours baptisé "So you think you can write". Pourquoi en parler ? Parce ce que l'ensemble de l'événement se passait sur la Toile, via les médias sociaux. Le principe : l'initiative a proposé à cinquante éditeurs de la maison et à des auteurs déjà publiés de transmettre leur expérience du métier aux participants au travers de podcasts, de Twitter, du blog d'Harlequin et de discussions online. Les participants ont également pu participer à des webinars, soit des séminaires multimédias et interactifs. Et se plier à des défis rédactionnels quotidiens.

Cultiver son image d'employeur

Cela afin "qu'ils puissent mieux comprendre le genre romanesque", soulignaient les responsables de l'opération. "Une telle initiative permet à une  entreprise de cultiver son image de marque traditionnelle et son image d'employeur", appuie à ce sujet Jean-Christophe Anna, consultant spécialisé en réseaux sociaux et interrogé par L'Atelier. D'ailleurs, ce n'est pas le succès immédiat de l'opération qui compte, si l'on en croit le consultant."Mais avant tout l'image qu'a véhiculé le salon". D'autant qu'au-delà de la notion d'apprentissage et de sensibilisation au style de la société d'édition, il y est surtout question de recrutement.

Réunir des personnes de différents horizons

Utiliser des outils du web 2.0 a l'avantage "d'aller plus vite, d'identifier les meilleurs et avec un programme intensif sur cinq jours de tester la motivation et l'endurance des participants", souligne Jean-Christophe Anna. Et d'expliquer qu'un colloque virtuel reste plus accessible que son équivalent dans un lieu réel "et réunit des personnes de différents horizons". A noter que les romanciers en herbe ont la possibilité de diffuser sur la plate-forme communautaire du site leurs manuscrits, que plus de 50 éditeurs rattachés à Harlequin pourront consulter quand ils le souhaitent dans l'éventualité d'une publication."La société d'édition peut ainsi identifier les bons profils avant de prolonger la discussion de manière physique", conclut le consultant.

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