Les meilleurs prescripteurs, issus de la génération X ?

Par 06 mai 2011
Gens qui parlent

Les personnes âgées entre 30 et 49 ans parleraient plus naturellement de leurs marques préférées à leur entourage et seraient les consommateurs les plus fidèles, mais pas encore assez sur les réseaux sociaux.

Les adultes de la génération X sont de meilleurs prescripteurs que leurs pairs de la génération suivante : la moitié d'entre eux partage ses recommandations et préférences avec son entourage quant aux marques, alors que seuls 42 % des personnes de moins de 30 ans le feraient, rapporte Crowd Science, un cabinet d'étude de marché en ligne. Cela, dans la vie réelle. Sur le web, ils sont aussi assez actifs, commente Julien Grière, directeur marketing de Kreactive, agence spécialisée dans les réseaux sociaux. "Les 30-49 ans s'expriment facilement sur la Toile quant à leurs expérience liées au plaisir, comme les restaurants et n'ont pas de soucis à s'exprimer sur des sites comme LaFourchette.com", explique-t-il.

Réseaux sociaux

Et d'ajouter : "Tout ce qui a trait aux loisirs génère plus d'opinions". Selon lui, cette génération est investie dans la mise en scène des achats, et la recherche d'offres qui les récompensent directement s'ils acceptent de parler de leurs achats, ou de parrainer des proches. Ce constat reste cependant bien moins fort sur les réseaux sociaux. Dans la génération X, ce ne sont que 9 % des internautes suivraient leur marque sur Facebook ou Twitter. Encore moins certainement font de la recommandation. "Certainement parce que Facebook est plus un média qui relais de l'offre d'information ou de promotion, mais pas d'offres quant aux produits", poursuit le responsable. D'ailleurs, précise t-il, "le bouton 'j'aime' n'est pas signe d'appropriation de la marque, mais d'appréciation".

Des outils pas adaptés ?

Même les plus jeunes ne sont pas encore assez proches de leur marque sur les médias sociaux : 10 % des moins de 30 ans suivent leur marque sur ces sites. Pour Axel Peyrière, fondateur de l'agence marketing Edolone, cela s'expliquerait parce "les outils mis en place sur les réseaux sociaux ne sont pas encore adaptés". Pour information : l'étude montre que les adultes de la génération X qui affirment suivre régulièrement des marques sur la Toile ont en général déjà des enfants (11 % contre 6 %). Une tendance qui confirme l'idée que ce public partage davantage des avis sur Internet quand il s'agit de loisirs plutôt que de produits.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas