Même chez les robots, une action en groupe a plus de poids

Par 07 novembre 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
robots

Permettre aux essaims de mini-robots de fusionner et de fonctionner en symbiose permet d'augmenter les capacités de l'ensemble tout entier. Mais l'interaction entre ces robots reste à perfectionner

Pour rendre les essaims de robots plus performants, un chercheur de l'université de Stuttgart propose de donner la possibilité à ces derniers de s'agréger pour former une sorte d'organisme symbiotique. Serge Kernbach est ainsi parti du constat suivant: lorsque qu'un membre d'un essaim biologique se retrouve confronté à une situation complexe, il peut faire appel au groupe pour la surmonter. A l'inverse, si un membre d'un essaim robotique est bloqué par un obstacle, alors c'est l'ensemble du groupe qui va se retrouver bloqué. Leur donner la capacité de s'agréger, c'est leur ouvrir de nouvelles fonctions inaccessibles d'un point de vue individuel.

S'assembler pour accroître le champ des possibles

Pour illustrer sa théorie, le chercheur emploie l'exemple de mini robots ayant besoin de se réalimenter en énergie de façon régulière. Si un obstacle les empêche d'accéder à la source d'énergie, alors c'est l'ensemble de l'essaim qui risque de cesser de fonctionner. Pour contourner le problème, les robots ont été conçus de telle façon que lorsque les fonctions usuelles (tourner, chercher à contourner l'obstacle) ne fonctionnent pas, alors ces derniers se conglomèrent, s'assemblent les uns aux autres via des jointures prévues à cet effet. Les robots coordonnent alors leurs mouvements, permettant à l'organisme ainsi créé de franchir l'obstacle de par sa taille supérieure, et donc d'accéder finalement à la source d'énergie.

Dans les faits, les robots démontrent un manque d'adaptabilité

Toutefois, étant donné la consommation supérieure en énergie engendrée par cet agencement, les robots sont programmés pour ne l'employer qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres solutions ont été épuisées. En pratique, si les expérimentations menées jusqu'ici ont démontré que la mise en place d'une telle méta-structure était réalisable, reste encore à rendre efficace l'interaction entre les robots. En effet, ceux-ci ne parviennent pas encore adapter leur comportement selon qu'ils sont intégrés à la structure symbiotique ou non.  En conclusion, les organismes robotiques symbiotiques sont possibles, mais pas encore pleinement fonctionnels
 

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