Comment mener l’ordinateur du bout du doigt.

Par 05 octobre 1998
Mots-clés : Smart city

Les prix des dispositifs de biométrie, en particulier de la reconnaissance des empreintes digitales deviennent enfin abordables. Compaq propose désormais un tel outil à 790 F, contre 2 000 F il y a ...

Les prix des dispositifs de biométrie, en particulier de la reconnaissance
des empreintes digitales deviennent enfin abordables. Compaq propose
désormais un tel outil à 790 F, contre 2 000 F il y a un an. Ce tarif
reste toutefois élevé face à des produits peu coûteux comme la carte à
puce.
Ainsi Gemplus vient d’annoncer un système de sécurité pour 100 F, voire
gratuits comme les mots de passe.

Fondé sur une technologie de la société Identicator, le boîtier de Compaq
utilise un dispositif optique (caméra, prisme, etc...), ce qui revient
plus cher que les capteurs silicium. Responsable du projet Fingerchip chez
TCS, Jean-François Mainguet ironise “on remercie Compaq d’avoir secoué le
marché, mais vu son prix et son encombrement, une caméra a peu de chances
d’être compétitive face à un bout de silicium”.

Filiale de Thomson CSF, TCS développe un capteur d’empreintes digitales
distinguant les crêtes et les creux de la peau par les différences de
chaleur.
Des sociétés comme Veridicom et ST Microelectronics ont choisi, pour leur
part, de caractériser ces irrégularités de relief par effet
électrostatique.

De taille réduite, tous ces capteurs pourront facilement être intégré à un
clavier ou à un écran.

Le fabricant tawanais d’écrans MAG prévoit déjà de doter ses moniteurs
d’un capteur d’empreintes.

Pour sa part, la société américaine Who Vision Systems prétend pouvoir
lancer un capteur d’empreintes à moins de 100 F grâce à son procédé
électrooptique. En passant le doigt sur un plastique polymère, crêtes et
creux dégagent des champs électriques qui activent et désactivent un rayon
lumineux. Via une lentille, le faisceau optique est alors focalisé vers un
petit capteur silicium.

Toutefois, leur adoption par les entreprises vont poser de nouvelles
questions sur le respect de la confidentialité. Chef de service à la
direction juridique de la Cnil, Sophie Vulliet-Tavernier affirme “parce
qu’il permet d’identifier un salarié avec un fort degré de certitude, tout
projet de fichier d’empreintes doit être soumis à la Cnil. Nous voulons
pouvoir évaluer le risque des suivis d’activités, de déplacements, de
saisie de’ l’information ...”.
(01 Informatique - 25/09/1998)

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