Merlin: la nouvelles alliance des labels indépendants pour faire face aux majors

Par 22 janvier 2007
Mots-clés : Future of Retail, Europe

C'est à l'occasion de la conférence annuelle du MidemNet à Cannes, consacrée aux nouvelles technologies et organisée lors du Midem, le salon international de la musique, qu'a été annoncé la...

C'est à l'occasion de la conférence annuelle du MidemNet à Cannes, consacrée aux nouvelles technologies et organisée lors du Midem, le salon international de la musique, qu'a été annoncé la création d'un regroupement baptisé "Merlin" comprenant des maisons de disques indépendantes qui souhaitent directement et durablement concurrencer les quatre majors du disque que sont Sony BMG, EMI, Warner Music et Universal Music.
 
Les labels indépendants qui constituent les membres de Merlin espèrent ainsi devenir la "cinquième major". Les maisons de disques indépendantes représentent actuellement environ 30% des ventes de musique dans le monde.
 
En rappelant que des milliers d'artistes ont déjà signé avec des labels indépendants, Merlin souhaite sensibiliser les médias en leur prouvant que ces producteurs ne sont pas les "cousins pauvres" des quatre majors, mais qu'ils méritent eux aussi d'avoir une meilleure visibilité dans l'industrie musicale. Ainsi, leur principal but est d'arriver à conclure des contrats de licence avec des médias numériques tels que YouTube.
 
Charles Caldas, le directeur général de Merlin, a ainsi affirmé que "Merlin permettra aux indépendants du monde entier d'obtenir de nouvelles licences et de prendre part de manière compétitive aux modèles économiques".
 
A cet effet, les indépendants adhérant à Merlin ont annoncé avoir signé un accord avec la société Internet Snocap qui gère, par le biais de la structure MyStore, les licences numériques et le droit d'auteur de sites comme MySpace. Ces labels vendront ainsi des morceaux de musique au format MP3 sur le célèbre site communautaire en échange d'une rémunération. Ces chansons seront vendues sur les pages MySpace des groupes ou sur celles que possèdent leurs fans. Reste à savoir quels seront les titres disponibles et à quel prix ils seront vendus.
 
En décembre dernier, le site de partage de vidéos française DailyMotion avait conclu un accord avec des producteurs indépendants pour qu'ils puissent mettre à disposition des internautes sur cette plate-forme des clips musicaux de leurs artistes.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/01/2007)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas