Les métiers high-tech gagnent en popularité auprès des jeunes

Par 12 janvier 2009
Mots-clés : Smart city

Pour les adolescents, les professions liées aux technologies et aux sciences deviennent attractives, notamment pour résoudre les problèmes environnementaux. Ils déplorent cependant un manque d'information autour de ces métiers.

85 % des étudiants interrogés par le Lemelson-MIT Program se réclament d'un intérêt plus ou moins prononcé pour la technologie, l'informatique et les sciences. Une majorité d'entre eux voudrait même en faire son métier, indique le rapport annuel produit par le programme, spécialisé dans le soutien à la création de solutions innovantes auprès des jeunes. Principales raisons invoquées : trouver de nouvelles méthodes de protection de l'environnement et améliorer la société. "L'une des raisons de cet intérêt est l'augmentation des initiatives de rencontres avec des professionnels", souligne Leigh Estabrooks, partenaire de l'institut. Et il semble que le lifting soit total : ceux qui embrassent des carrières liées à l'innovation technologique ne sont plus du tout perçus de manière négative.
La high-tech n'est plus l'apanage des geeks
Au contraire, plus de la moitié des jeunes qualifient ces professionnels d'intelligents, et un quart de talentueux. "Voilà qui est une très bonne nouvelle quand on sait que, traditionnellement, ces matières sont considérées comme intimidantes ou réservées aux 'geeks'", ajoute le formateur. Reste un point noir, selon le programme : le manque d'informations autour des opportunités de carrière est encore trop important. Près d'un tiers des étudiants avoue ne connaître personne dans le secteur et ne pas avoir d'idées sur le type de métier qu'ils pourraient exercer. "Le problème, c'est que si les adolescents se sentent si vite découragés par la possibilité de poursuivre une carrière scientifique, la société risque d'être privée des forces de travail capables de résoudre un certain nombre de problèmes émergents liés à notre quotidien".
Favoriser la généralisation de conseillers et de travaux pratiques
C'est pourquoi l'institut américain préconise la généralisation dans les écoles d'intervention de "mentors" et de travaux pratiques avec des professionnels. Reste que ces conclusions, si elles sont intéressantes, vont dans le sens uniquement des activités du Lemelson-MIT Program : celui-ci, pour favoriser la création et le désir d'innovation chez les jeunes, développe des programmes inter ou extra scolaires de création de solutions technologiques innovantes dédiées à résoudre certains problèmes quotidiens. L'une de ses initiatives, InvenTeams, consiste à déployer des équipes de lycéens, de professeurs et de superviseurs chargés de mettre au point une solution qu'ils considèrent comme nécessaire et révolutionnaire.

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