Le métro californien s'ouvre au partage de données

Par 22 février 2012
métro

En ouvrant ses données aux développeurs externes, le système Bay Area Rapid Transit de San Francisco souhaite encourager le développement d'applications innovantes pour les appareils mobiles.

 

BART partage ses données de transit depuis treize ans mais a récemment ouvert un canal public de données pour les développeurs externes. L'entreprise a commencé à partager de l'information sur l'heure réelle des départs, sur l'état des ascenseurs, sur des données géolocalisées et des API (interfaces de programmation). Ce concept, connu sous le nom de "open data", se base sur la notion que les données devraient être accessibles à tout un chacun, sans restriction d'autorisation ou de copyright. En publiant en ligne l'information sur le transit, BART ambitionne de servir le public sans pour autant vouloir développer des applications en internes. Contrairement à d'autres initiatives d'open data, il n'est pas nécessaire de s'enregistrer pour pouvoir utiliser les données. La seule exigence est que les développeurs n'utilisent pas la marque dans leurs applications.

Un échange réciproque

A noter que BART utilise également les applications créées pour mieux comprendre les besoins du public. "Le principal avantage, c'est cette concurrence que nous avons tenté de susciter. Nous ne nous contentons pas de publier de l'information, sans plus ; les développeurs nous parlent, ce qui peut également nous donner des idées", déclare Tim Moore, responsable du site Web de BART. En d'autres termes, en ouvrant ses données au public, BART souhaite créer également un écosystème où les développeurs externes collaboreront avec les meilleurs développeurs mobiles pour créer des applications efficaces et compétitives.  Des développeurs comme iPhone et Android ont collaboré avec BART en utilisant l'information sur les départs sur des sites Web et des services de messagerie.

Des applications complémentaires

Grâce à son initiative, le groupe a vu se développer de nombreuses applications complémentaires. Différents développeurs identifient différents  besoins et usages auxquels il faut apporter une réponse. Par exemple, une application appelée "Estately" utilise les données pour localiser les biens immobiliers voisins des gares BART. Une autre, "iBart", propose un planificateur de trajet, les heures d'arrivée prévues, une carte BART tactile multipoint et des services de conseil éventuels. Les initiatives d'open data peuvent donc donner naissance à une grande variété d'applications complémentaires, mais "un des réels avantages est que je ne dois pas atteindre un équilibre ou valider certaines applications. Les clients vont vers les applications les plus efficaces, ils les comprennent mieux que quiconque, et cela nous est très utile", ajoute Tim Moore.

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