Mi-tablette, mi-smartphone : les “phablets” montent en flèche

Par 14 mars 2013 1 commentaire
people using phablets

Les "phablets", ces hybrides entre smartphones et tablettes, sont de plus en plus appréciés par les consommateurs. Cette préférence pour de plus petites tablettes et de plus grands smartphones transforme progressivement les usages.

C’est le tout premier iPhone qui a, le premier, surpris le grand public avec un écran tactile, et de taille conséquente pour l’époque. Mais ce n’est qu’avec la sortie du Galaxy Note II de Samsung que le terme de “phablet” s’est véritablement répandu ; la campagne de publicité déployée pour l’occasion joue d’ailleurs de l’ambiguité de cet appareil mi-téléphone, mi-tablette - “Phone? Tablet? Best of Both”. Depuis lors, tous les fabricants y ont investi. La taille et la résolution de l’écran sont devenus les deux éléments clefs auxquels les constructeurs sont attentifs, et devraient être déterminants pour la croissance des ventes dans les mois à venir. Selon une récente étude produite par Barclays, la vente des "phablets" de 5 pouces et plus devrait atteindre 350 millions en 2016.

Plus de média et d’applications

Selon l’analyse de NPD, les livraisons de tablettes PC de taille classique ont récement plongé, passant de 7,4 millions de dollars en décembre à seulement 1,3 millions de dollars en janvier. Ces nouvelles adoptions entraînent une modification importante des pratiques des consommateurs. En effet, ceux qui utilisent des appareils avec des écrans plus larges sont davantage susceptibles de s’engager dans n’importe quel type d’activité média. Selon une étude de Kantar Worldpanel (2012), alors que seulement 19% des utilisateurs possédant un smartphone avec un écran inférieur à 3 pouces regardent des vidéos, 65% de ceux possédant un appareil supérieur à 5 pouces le font. D’autre part, un plus grand écran permet de créer une expérience plus immersive, incitant ainsi les consommateurs à utiliser davantage leur appareil, et donc acheter plus d’applications.

Quelles conséquences pour les fabricants ?

Cette croissance importante pourrait faire sourire les fabricants. Cependant, certains soulèvent un bémol et avancent que si certains consommateurs sont aujourd’hui prêts à acheter deux appareils différents (un smartphone et une tablette), ils n’en achèteraient plus qu’un si les "phablets" s’y substituaient petit à petit. Des contraintes d’un ordre plus technique apparaissent également. Au niveau de l’ergonomie par exemple, beaucoup d’applications ne sont pas optimalisées pour un format phablet, surtout sur Android qui présente une disparité d’appareils plus importante. Aussi, concernant la batterie, les phablets présentent encore une autonomie peu satisfaisante. Même s’il semble que leur croissance soit amenée à se confirmer, certains de ces éléments doivent être améliorés.

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1 Commentaire

Possesseur d'un Galaxy Note II, je confirme que l'écran 5 pouces ouvre des possibilités tout autre, notamment en associant un clavier bluetooth pour une quarantaine d'euros.

"concernant la batterie, les phablets présentent encore une autonomie peu satisfaisante"
Il faut relativiser car le magazine Que Choisir en mars 2013 indique une autonomie en appel de 26h30 contre 9h pour l'Iphone 5.

Soumis par Jean-Marie Cellette (non vérifié) - le 15 mars 2013 à 11h32

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