Quand le micro-blogging devient vecteur d'enseignement

Par 28 août 2009
Mots-clés : Digital Working, Europe

Les universités montrent un engouement sans précédent pour des services comme Twitter. Par contre, son entrée dans les moyens d'enseignement fait encore débat.

De plus en plus de professionnels du monde de l’éducation se tournent vers l’utilisation des médias sociaux pour innover.  Et principalement dans les facultés comme le démontrent les travaux de Faculty Focus, site Internet spécialisé dans les recherches sur l’enseignement supérieur. Seul un dixième des universitaires accoutumés à Twitter l’utiliseà des fins pédagogiques. En revanche, l’étude révèle que la plupart des facultés interrogées reconnaissent le média social est un outil d’apprentissage des plus pratiques à certains égards. Il est ainsi considéré comme un moyen efficace de partage, de relais et de transfert des informations relatives à la vie universitaire.
Une question d’interactivité
Quant aux professeurs qui usent du micro-blogging comme vecteur d’enseignement, ils témoignent d’un engouement positif de la part des élèves. Les professeurs remarquent dans l’ensemble une nette amélioration de l’implication personnelle et une meilleure participation de l’ensemble d’une classe. « C’est un point fort que de développer cette méthode participative tournée vers l’interactivité », commente pour L’Atelier Michel Guillou, conseiller adjoint aux TIC au rectorat de l’académie de Versailles. « C’est une aide significative pour les élèves et leurs révisions, afin de répondre à leurs questions après un cours ou avant un examen important ». Aussi, bien utilisé, Twitter peut devenir un élément structurant des cours en ligne. Comme pour les cours de langues par exemple, où l’écriture de simples posts permet une pratique quotidienne et adaptée à la vie numérique de l’étudiant.
À double tranchant
L’étude de Faculty Focus met également l’accent sur une grande partie des facultés qui reste sceptiquequand à l’utilisation d'équivalents Twitter. Ils hésitent à en faire usage pour plusieurs raisons. Beaucoup d’enseignants interrogés jugent tout d’abord la pertinence de son mode de fonctionnement inadapté à un apprentissage de qualité. Les médias sociaux représentent à leurs yeux un moyen d’expression propice à un appauvrissement de l’écriture. « Il peut toujours y avoir des comportements déviants lorsqu’on laisse de côté le lien tangible et les relations traditionnelles entre élèves et professeurs au profit des échanges numériques », ajoute Michel Guillou. Une autre partie des professionnels avoue tout simplement ne pas savoir s’en servir ou ne pas avoir le temps de s’y adonner pleinement. « Il est vrai que cela implique une plus grande disponibilité et un engagement plus personnel de la part de l’enseignant ». 

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