La micro-finance crée des micro-opérateurs indonésiens

Par 30 juillet 2008
Mots-clés : Smart city

Le Village Phone Program désenclave les zones rurales via des réseaux de communication 3G. Ceux-ci sont opérés par des micro-entrepreneurs devenus opérateurs pour l'occasion.

Les institutions de micro-finance aident les entrepreneurs des pays émergents de disposer des fonds nécessaires pour lancer leur petite entreprise. Ceux-ci travaillent souvent dans des zones non encore reliées à aucune infrastructure. D'où l'idée de leur proposer de lancer leur propre société de télécommunications. Avec ses gains, celui qui est devenu un micro-opérateur peut alors rembourser son prêt et même engranger des bénéfices. "L'initiative aidera les micro-entrepreneurs indonésiens qui habitent en zone rurale à mettre en place une affaire viable" souligne Alex Counts, président et PDG de Grameen Foundation. C'est en Indonésie que cette institution de micro-finance teste le concept, en association avec deux spécialistes des télécoms, le constructeur Qualcomm et l'opérateur Bakrie Telecom.
Une business box pour lancer son entreprise
Tous trois ont lancé un programme d'équipement, baptisé Uber ESIA. Il consiste à installer des Village Phone dans plusieurs régions défavorisées du pays afin de fournir aux populations rurales des services de télécommunications sans-fil haut-débit, qui reposeront sur des réseaux 3G CDMA. Les partenaires travailleront avec les associations de micro-finance locales pour fournir aux personnes qui le souhaitent les moyens d'acquérir la "business in a box" Village Phone, qui consiste en un téléphone, des cartes de visite, des fournitures nécessaires à lancer une campagne de publicité et du matériel pédagogique.
Des micro-entreprises ouvertes aux femmes
Ces entrepreneurs, baptisés Village Phone Operators (VPOs), donneront ensuite accès à la population aux services voix et données qu'ils auront déployés. "Leur développement améliorera également celui, socio-économique, de leur communauté". Il permettra ainsi aux habitants de se lancer dans des affaires liées aux technologies. Le paiement se fait à l'utilisation. Selon les responsables du projet, l'accès aux femmes à ces micro-entreprises de télécommunications devrait être favorisé. Celles-ci ont encore généralement du mal à disposer de ressources économiques. Un tiers seulement d'entre elles ont un emploi, en grande partie dans le secteur informel. "Apporter des services voix et data sans-fil donne des opportunités sociales et économiques aux individus, où qu'ils soient et quels qu'ils soient", conclut John Stefanac, président de Qualcomm Southeast Asia-Pacific.

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