Microsoft, nouveau chantre de l’anti-concurrence ?

Par 11 septembre 2003

Après avoir mis plusieurs mois à défaire aux Etats-Unis les accusations de concurrence illégale portées contre lui, Microsoft, le géant d’Atlanta, semble désormais défendre fermement les bonnes ...

Après avoir mis plusieurs mois à défaire aux Etats-Unis les accusations de concurrence illégale portées contre lui, Microsoft, le géant de Seattle, semble désormais défendre fermement les bonnes règles de concurrence du marché. L’objet de son ire vient des gouvernements japonais, chinois et sud-coréens qui, le 3 septembre dernier, après la vague de virus qui ont perturbé de nombreux systèmes Windows, ont validé le projet de développer pour leurs administrations, un système d’exploitation concurrent, proche du système Linux. Le gouvernement japonais s’était dit prêt à y investir 1 milliard de yen (7,7 millions d’euros). La réaction du géant de Seattle ne s’est pas fait longtemps attendre puisque Tom Roberstson, responsable des marchés publics en Asie pour Microsoft, a indiqué que ce projet intergouvernemental n’était pas sain pour le marché des systèmes d’exploitation, qui devait être naturellement régi par la demande des utilisateurs, et pas par des décisions d’en haut, jugées anticoncurrentielles. Parallèlement à cet événement, vendredi dernier, Microsoft s’est engagé à verser 23,35 millions de dollars à la société Be (jadis dirigée par le français Jean-Louis Gassé), afin de clore un litige juridique qui l’opposait à ce concepteur du système d’exploitation multitâche BeOS, vendu à Palm à l’été 2001. Be avait perdu deux engagements de taille (avec Compaq et Hitachi), après que Microsoft ait refusé que Windows soit associé à d’autres systèmes d’exploitation au sein d’un même terminal. (Atelier groupe BNP Paribas – 09/09/2003)

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