Microsoft ouvre la chasse aux "cybersquatteurs"

Par 24 août 2006
Mots-clés : Smart city

La toile recèle un nombre incomparable de possibilités d'escroquerie. Parmi ceux qui l'ont compris, il y a les cybersquatteurs, des escrocs qui sont récemment devenus la nouvelle proie de...

La toile recèle un nombre incomparable de possibilités d'escroquerie. Parmi ceux qui l’ont compris, il y a les cybersquatteurs, des escrocs qui sont récemment devenus la nouvelle proie de Microsoft. Le groupe vient en effet de lancer deux procédures devant la justice américaine contre plusieurs individus accusés d’avoir enregistré 400 noms de domaines.
 
Selon l'ACPA, l’Anticybersquatting Consumer Protection Act, cette pratique consiste « à enregistrer ou à utiliser un nom de domaine semblable ou identique à l’intitulé d’une marque déposée dans le but d’en tirer profit ». En validant des noms à l’orthographe approchant de celle d’une marque connue, les cybersquatteurs confondent les internautes inattentionnés qui cliquent alors sur le mot erroné.
 
La notoriété de Microsoft et des produits lui appartenant attire ces professionnels du détournement qui profitent de l’absence de contrôles lors du dépôt : environ 2000 adresses web se référant à la multinationale seraient créés chaque jour ! Les cybersquatteurs ne sont cependant pas ceux qui profitent financièrement le plus de leurs activités. Les principaux revenus sont générés par les publicités, faisant des annonceurs les principaux bénéficiaires. Parmi eux, Google, Yahoo ou encore MSN, véritables régies proposant des liens sponsorisés.
 
En lançant la machine judiciaire, Microsoft veut clairement lutter contre ces pratiques illégales et protéger son nom, mais semble aussi vouloir soulever la délicate question de la responsabilité. Et par là même poursuivre la bataille qu’il mène contre son grand concurrent Google. Les deux sociétés, en effet, ne cessent de se confronter et de s’égratigner. Ainsi Microsoft, lors de la mise en place en juillet d’un nouvel outil censé détecter sur les blogs les liens vers des pages Web de spammeurs, n’avait pas manqué de préciser que ceux-ci étaient particulièrement virulents sur les blogs hébergés par le site Blogger.com de Google.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 24/08/2006)

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