Mieux informer les consommateurs encourage les économies d’énergie

Par 01 juin 2015
Mots-clés : Smart city, Energie, Europe
energy saving

À l’heure où l’importance de l’action collective face au changement climatique semble prédominer, une étude rappelle l’importance de la sensibilisation des particuliers aux thématiques énergétiques et environnementales, pour favoriser les comportements éco-responsables.

Selon les conclusions d’une étude* de l’université de Plymouth, augmenter les connaissances et la compréhension collective des problématiques énergétiques encouragerait les comportements éco-responsables des individus et des organisations.

Une évidence ? Probablement mais il faut peut-être se pencher sur le phénomène. La sensibilisation des citoyens à ces thématiques prend en effet du temps et nécessite un vrai travail de pédagogie. L’étude montre d’ailleurs que si une personne entretient des représentations fausses sur l’énergie, cette dernière aura une propension moindre à réaliser des économies d’énergie. En outre, cela aurait également un impact négatif sur la motivation et l’engagement de cette personne face aux enjeux environnementaux. Et pour cause, moins de 45 % des personnes interrogées dans le cadre de l’étude pensent avoir le pouvoir d’influencer l’action de leur gouvernements, 48 % quant à l’action des entreprises.

« Cette étude insiste particulièrement sur l’importance de ne pas négliger la connaissance comme un moyen d’améliorer les chances de générer des comportements responsables. (...) L’action collective est souvent identifiée comme un facteur clé pour appréhender les questions relatives au changement climatique, mais nos recherches proposent d’attacher moins d’importance à cet aspect pour accorder plus d’attention à l’individualisme », explique le professeur Debby Cotton, co-auteure de l’étude.

La pédagogie : clé de réussite pour une meilleure consommation énergétique. 

 

En quelque sorte, l’idée que relaye cette étude est la suivante : aujourd’hui, il est temps de replacer l’individu et sa compréhension des enjeux au centre des problématiques énergétiques. Ce qui n’est pas sans rappeler le smart grid décentralisé du professeur Benjamin Schäfer de l’Institut Max Planck, qui propose de faire varier la consommation d’électricité des particuliers plutôt que la production d’électricité, ou encore le concept de la start-up Ohmconnect qui récompense les utilisateurs qui concentrent leur consommation d’énergie sur les heures creuses.

Après la pédagogie la responsabilisation, donc ? C’est en tout cas le fer de lance d’initiatives telle que le compteur connecté Gazpar de GrDF, qui permet aux consommateurs d’accéder aux données sur leur consommation d’énergie quotidiennement, le tout pour mieux maîtriser ses dépenses mais aussi son impact environnemental.

*Étude publiée dans Local Environment : The International Journal of Justice and Sustainability, basée sur l’analyse de plus de 1 100 réponses à un questionnaire.

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