Pour mieux innover, la Chine doit sortir des laboratoires

Par 12 juin 2009
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Le continent manque encore de certaines bonnes pratiques pour se placer en tête du classement des pays innovants. Parmi elles : ne pas se focaliser que sur la recherche et miser sur la communication et les partenariats.

Pour la Chine, l'innovation est désormais l'un des ingrédients principaux de sa croissance. Seul problème : si le continent gravit peu à peu les échelons mondiaux*, il manque encore de certaines bonnes pratiques capables de le classer parmi les pays les plus innovants, rapporte l'Unité d'Intelligence Economique (UIE) dans son rapport "Débloquer l’innovation en Chine". Selon lui, le continent doit tout d'abord élargir ses procédés d’innovation. En effet celle-ci passe pour plus des trois cinquièmes par les départements de R&D. Alors que dans le reste du monde elle est aussi conduite par une redéfinition des méthodes de vente et de marketing.
Comprendre le consommateur et trouver des partenariats
Pour parvenir à des résultats plus performants, l'UIE conseille du coup aux entreprises de ne pas oublier la prise en compte des besoins du consommateur. Autre pré-requis pour l'innovation : la nécessité de multiplier les partenariats de recherche. Seulement un cinquième des dirigeants interrogés déclare que leurs partenaires éventuels peuvent être la source de nouvelles idées contre près de 35 % à l’échelle mondiale. Les entreprises justifient ce manque par un problème de confiance. Troisième prérogative : les compagnies doivent bénéficier de dirigeants qualifiés.
Améliorer les compétences des dirigeants
Bien que le gouvernement ait massivement investi dans les infrastructures, l'UIE explique que le domaine de l’éducation a été laissé de côté pour le moment. Or selon sa directrice éditoriale, Katherine Dorr Abreu, "ce sont les compétences de leadership qui permettront à l’innovation de prospérer". Le gouvernement doit enfin mettre en place une politique fiscale capable de soutenir les entreprises innovantes. Mais pour plus de la moitiés des dirigeants, le facteur national le plus important et de garantir la stabilité macroéconomique du pays. A savoir : actuellement, le continent est très performant dans des domaines comme l’aérospatiale, la défense, la biomédecine et l’énergie.

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