La migration de données, c'est aussi bon pour l'écologie

Par 18 mars 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe

En identifiant les fichiers non critiques et en les déplaçant dans des serveurs de données moins énergivores, il est possible de réaliser des économies substantielles. Une manière de rendre le stockage de données plus vert.

"La gestion des données non structurées est un défi pour les universités et les entreprises", affirme à L'Atelier Paul Rock, de l'université de Cardiff. En termes de stockage, ce défi pourrait aussi avoir une signification environnementale. La faculté travaille ainsi sur un projet visant à stocker une partie des informations présentes dans les serveurs de l'université dans des centres de données plus verts. "Certaines de nos données sont extrêmement importantes et doivent être accessibles en permanence", explique Paul Rock. Elles sont donc stockées dans des salles de serveurs extrêmement résistantes. "Elles sont équipées de plusieurs alimentations électriques, de régulateurs, etc., parce qu'on ne peut pas se permettre une panne", précise l'ingénieur. "Mais tout cela consomme beaucoup d'énergie".
Une salle de serveur moins énergivore
De telles précautions ne sont pourtant pas nécessaires pour tous les types de données. Une majorité des fichiers présents dans les serveurs n'ont pas une importance critique et ne sont pas consultés régulièrement. L'équipe envisage donc d'utiliser un système de migration des données - une technologie existante - pour les identifier et les déplacer dans une salle de serveurs moins énergivores. D'après Paul Rock, le logiciel sera directement intégré au serveur. Il identifiera les fichiers et les déplacera en fonction des critères définis par les administrateurs. "Pour les utilisateurs, le système sera transparent", précise-t-il. Sauf si une panne intervient dans le serveur de stockage secondaire.
Une économie d'énergie d'au moins 50%
"Les entreprises devront se poser la question du niveau de risque qu'elles sont prêtes à prendre", explique Paul Rock. Quoi qu'il en soit, les bénéfices d'une telle politique de stockage peuvent être très importants. L'ingénieur estime que cela pourrait représenter une réduction de la consommation énergétique de 50 % minimum. C'est aussi l'objectif de ce projet pilote que de chiffrer le retour sur investissement obtenu. D'après Paul Rock, les petites entreprises pourraient aussi bénéficier d'un tel projet, à partir d'une certaine taille. En fait dès qu'une salle de serveur devient nécessaire. L'université vient de se voir attribuer une bourse de 50 000 livres par le JISC*.
* Joint Information Service Committee

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