Les minis robots agissent de concert

Par 03 juin 2008

La collaboration entre robots concerne même les plus petits modèles, ne dépassant pas le millimètre. Une poignée d'appareils microscopiques peuvent ainsi se mouvoir ensemble, sans être pourtant reliés les uns aux autres.

Des minis robots sont capables de danser la valse sur une surface plus petite q'une tête d'épingle. La nouveauté réside dans la taille miniature de ces appareils, mais aussi dans le fait qu'ils puissent collaborer de façon synchronisée, sans être guidés par un même système de contrôle centralisé. A l'origine, ces robots microscopiques étaient en effet développés pour manœuvrer de manière autonome. Les chercheurs de la Duke University ont cependant été capables de les faire se mouvoir de concert dans des structures organisées. "C'est une grande avancée de pouvoir assembler et contrôler aussi précisément de si petites machines", s'enthousiasme Bruce Donald, membre du projet. L'objectif étant de parvenir à terme à guider cinq robots au moins en simultané, en les faisant collaborer, le tout à partir d'un système de contrôle global.
Collaboration effective
"Notre travail constitue la première implémentation d'un système constitué de multiples robots, qui ne sont pas reliés les uns aux autres mais travaillent ensemble", explique le chercheur. Plus connus sous le nom de MEMS (microelectromechanical system microrobot), ces dispositifs mécaniques sont programmés pour effectuer des tâches à une échelle miniature, comme se mouvoir au sein de microprocesseurs par exemple. Dans les vidéos produites par l'équipe, on peut ainsi voir un ballet constitué de cinq minis robots, se déplaçant de concert sur un espace d'à peine un millimètre. Ils sont guidés par les ondes électromagnétiques produites par la musique, une valse de Strauss, et se dirigent les uns vers les autres afin de s'aligner ensemble.
Un fonctionnement proche de la biochimie
"L'une des raisons pour lesquelles ces micros robots peuvent être aussi petits est qu'ils ne sont pas reliés à un système de contrôle par des liens physiques", ajoute Bruce Donald. Le chercheur explique qu'ils sont fabriqués avec les techniques de développement des puces électroniques, chacun étant construit pour répondre différemment à un même signal de contrôle, selon les charges électriques qu'il reçoit. "Cette façon de les contrôler tous en même temps est semblable à la manière dont les protéines dans les cellules répondent aux signaux chimiques", explique Bruce Donald, qui s'inspire pour ses travaux de recherche dans les domaines de la biochimie et de la biologie.

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