[MIT TR35] 35 ans ou moins, l'innovation ne s'arrête pas à l'âge de l'innovateur

Par 22 mars 2013
MIT TR35

Pour connaître les innovateurs demain, il est nécessaire d'aller les découvrir en amont. C'est pour cette raison que des organismes, comme le MIT, leur offre de la visibilité avant l'heure.

A quoi ressembleront les innovateurs de demain ? Pour le Massachussett Institute of Technology la question n'est plus là. Car ces profils, c'est en amont qu'ils sont connus, et par l'interméfiaire d'évènements comme le MIT TR35, dont L'Atelier est le partenaire et qui aura lieu en France pour la première fois le 26 mars 2013. Le but ? Récompenser les innovateurs de moins de 35 ans, car comme l'explique Carmen Boronat Badia, de chez Opinno, organisme organisateur de l'événement, "nous cherchons à découvrir le talent dès sa naissance et à suivre sa trajectoire, en l'encourageant ». Le principe est simple : depuis 2005, par l'intermédiaire de sa revue Technologie Review, le MIT sélectionne 35 innovateurs de tous horizons (recherche, ingéniérie, créateur de start-up..) dans des pays donnés, les répartit en plusieurs catégories comme la biomédecine, l'informatique, les objets connectés... pour seulement en récompenser 10 à la fin.

Un récompense qui tient de la reconnaissance

Le but est en priorité de les inciter à continuer dans leur démarche « car nous sommes persuadés que les travaux de nos lauréats auront un impact majeur dans les décennies à venir » explique Carmen Boronat Badia. D'ailleurs, selon celle-ci, « il ne s'agit pas de primer des travaux purement théoriques, mais les hommes qui, en plus de mener ces travaux, chercher à les inclure dans le monde concret et à leur donner ainsi toute leur dimension ». La récompense n'est donc pas pécuniaire comme on pourrait le penser. Le jury étant composé uniquement d'acteurs du marché de l'innovation, « notre sélection est une reconnaissance prestigieuse parmi les technologues, les startups, l'industrie et la recherche » continue-t-elle. Car pour elle, récompenser l'innovation, « c'est mettre en avant l'incidence qu'elle peut avoir sur le monde de la technologie, le monde des affaires, et la société en général ». Et quand on lui demande pourquoi la France a été choisi, elle explique que « c'était un choix évident, car en dépit de ce que pensent certains, l'innovation y est omniprésente et de qualité. Cette première édition confirme ce que nous pensions ».

Des catégories récompensant des thèmes très variés

Ainsi, seront récompensés mardi, du côté de la mobilité, Daniel Marhely (Deezer) pour son site permettant d'écouter de la musique n'importe où, David Fattal (HP), pour sa 3D mobile et Emanuele Orgiu (université de Strasbourg) pour ses matériaux organiques hybrides. Massimiliano Salsi (Alcatel-Lucent) sera présent lui pour ses fibres optiques transocéaniques permettant un plus grand flux de données. Du côté de la grande distribution, Etienne Perret (université de Grenoble) a été nommé pour ses étiquettes d'identification de produits à encre conductrice. Dans le domaine écologique, Matthieu Sonnati (eCoat) propose des composants végétaux pour peinture quand Simon Benmarraze (Solar Euromed) livre une « technologie solaire thermodynamique compacte ». En biotechnologie, Abdennour Abbas (université de Washington) propose des bio-capteurs ultrasensibles facilitant le diagnostic médical et Thibaut Mercey (Prestodiag), un système capable de contrôler la croissance des bactéries dans les aliments. Enfin, Pierre-Emmanuel Grange (microDON) a mis au point un principe de micro-dons pour financer les ONG.

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