Mitsubishi Electric supprime 14 500 emplois.

Par 01 avril 1999

Après avoir fait au cours des deux dernières années le ménage dans ses filiales à l'étranger, le groupe japonais entreprend une restructuration de ses activités dans l'Archipel. Le nouveau préside...

Après avoir fait au cours des deux dernières années le ménage dans ses
filiales à l'étranger, le groupe japonais entreprend une restructuration
de ses activités dans l'Archipel. Le nouveau président, Ichiro Taniguichi,
a dévoilé hier le plan stratégique à moyen terme couvrant la période du
1er avril 1999 au 31 mars 2002 et a annoncé la suppression de
14 500 emplois, dont 8 400 au Japon sur 115 000, soit 13 % de ses
effectifs.
La maison mère perdra en trois ans 6 000 emplois. Au cours du dernier
exercice, le groupe a déjà supprimé 2 600 emplois, dont 1 000 au sein de
la maison mère.
M. Taniguichi a par ailleurs annoncé que le groupe allait passer en revue
tous ses métiers pour se spécialiser sur quelques points forts où il
entend figurer parmi "les trois leaders mondiaux" : téléphones
cellulaires, communications par satellites, systèmes de production
d'énergie, ascenseurs et escaliers roulants, climatisation, électronique
automobile et automatismes industriels.
Réaffirmant ses ambitions dans les satellites, concurrent de NEC et de
Toshiba, le numéro un japonais veut, par des alliances, devenir "le
premier fabricant mondial de satellites et d'équipements embarqués.
Mitsubishi Electric veut devenir un opérateur majeur sur le marché
international des satellites".
Des alliances seront également réalisées pour se développer dans trois
autres domaines : les infrastructures de communication de la prochaine
génération (fibre optique, systèmes de communication par satellite), les
assistants numériques "PDA", les technologies des micro-ondes et de
l'optoélectronique.
Les métiers dans lesquels le groupe veut se spécialiser représentent
actuellement 43 % du chiffre d'affaires. Selon le plan stratégique, ils
totaliseront à l'horizon 2002, 58 % de son activité. Représentant 21 % du
chiffre d'affaires actuel, les activités jugées non rentables seront
cédées ou fermées et ne représenteront plus que 7 % de l'activité dans
trois ans. Le nombre de filiales au Japon sera réduit de 180 à 140.
Dans les composants, métier où le groupe a perdu beaucoup d'argent ces
dernières années, Mitsubishi a déjà fermé des usines aux Etats-Unis et en
Europe. Il souhaite maintenant se spécialiser uniquement sur les produits
à haute valeur ajoutée comme les systèmes sur puce et les
micro-contrôleurs.
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 1er/04/1999)

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