Le mobile aide à explorer l'addiction à la nicotine

Par 12 avril 2012 2 commentaires
Quit Smoking

Certaines personnes arrêtent de fumer facilement, pour d’autres c’est un véritable calvaire. En utilisant les nouvelles technologies comme les smartphones, une équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie et de l’université de Pittsburgh ont essayé de comprendre cette dépendance.

Avec un nouveau modèle statistique pour interpréter les données et la capacité de récolter ces données via des appareils mobiles, les chercheurs ont étudié comment la dépendance à la nicotine et un état émotionnel négatif peuvent influencer le besoin des gens de reprendre la cigarette alors que ceux-ci tentaient d’arrêter.

Les chercheurs ont utilisé un modèle de statistique souple qui permet d’examiner plusieurs variables à la fois. Les chercheurs ont aussi créé un logiciel de méthodologie pour analyser ces données.

Cinq fois par an, à des dates au hasard, les participants à l’étude ont été invités à répondre à des questions via leurs mobiles, concernant leurs habitudes de fumeurs, leur état émotionnel ou en désignant sur une échelle de zéro à dix leur envie de fumer. En étudiant les participants à travers leurs mobiles, les chercheurs se sont approchés au plus près des conditions de vie naturelles de ces derniers.

Cette méthode pourrait aussi bien être utilisée pour étudier la toxicomanie, l’obésité ou la dépendance à l’alcool et pourrait aider les chercheurs à découvrir, via les mobiles, ce que ressentent leurs patients sans avoir à leur faire suivre des tests dans un laboratoire, mais bien dans leur environnement naturel. Cette méthode est d’autant plus intéressante qu’elle permet de mettre le patient en confiance grâce à l’utilisation d’un objet personnel.

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2 Commentaires

Effectivement cette recherche est novatrice. Bien qu'à son début, elle a déjà permis de jeter par dessus bord l'idée que l'envie de fumer croissait avec le temps. Ceux qui réussissent à arrêter ne ressentent très vite plus l'envie insurmontable, et ceux qui ne réussissent pas sont conditionnés par d'autres facteurs que la dépendance physiologique à la fumée de cigarette. Ce qui permet d'expliquer pourquoi les produits pharmaceutiques recommandés par le corps médical sont si inefficaces : ils sont à côté de la plaque.

Lire la très intéressante analyse du Pr Carl V. Phillips (EP-ology, 10.04.2012) :
Study offers insight into how addiction makes it easier to quit smoking
http://ep-ology.blogspot.fr/2012/04/unhealthful-news-211-study-offers.html
et Second-order preference as a candidate definition of "addiction"
http://ep-ology.blogspot.fr/2012/04/unhealthful-news-212-second-order.html

Soit dit au passage, la théorie de la dépendance à la nicotine est scientifiquement invalidée : la nicotine seule ne rend pas dépendant (cf. les recherches de l'équipe de Jean-Pol Tassin INSERM/Collège de France). C'est au tabagisme, au comportement de fumer que le fumeur est dépendant, pas à une simple molécule contenue dans la fumée. Il n'y a pas de toxicos à la nicotine seule.

Et pour être plus complet, si on constate qu'effectivement beaucoup de femmes rechutent à l'occasion d'humeurs négatives, les hommes reprennent souvent durant des évènements festifs plus ou moins arrosés. La nicotine permet de réguler ce sont les émotions positives comme négatives : elle permet de réduire la vivacité de la sensation alors. Et l'on s'en souvient durablement, ce qui explique les rechutes très longtemps après avoir arrêté, alors que l'on n'est plus du tout "dépendant".

Unairneuf.org

Soumis par Randall - le 12 avril 2012 à 16h32

Merci pour votre commentaire et vos recherches très documentées.

Cordialement,

La rédaction.

Soumis par Marion Auvray (non vérifié) - le 13 avril 2012 à 10h26

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