Le mobile pour enfants Babymo porte plainte pour dénigrement

Par 22 mars 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

En février, nous faisions part dans la Lettre de l'Atelier de la décision formulée par plusieurs grands distributeurs de retirer de leurs rayons le Babymo : ce combiné fabriqué par l'industriel...

En février, nous faisions part dans la Lettre de l'Atelier de la décision formulée par plusieurs grands distributeurs de retirer de leurs rayons le Babymo : ce combiné fabriqué par l'industriel chinois CK Telecom et spécialement destiné aux enfants de 4 à 8 ans était déjà ébranlé depuis plusieurs semaines. En cause, une étude publiée au début du mois de janvier par le 'National Radiological Protection Board' britannique et appelant à la plus grande vigilance en ce qui concerne l'utilisation par les jeunes enfants, âgés de moins de huit ans, des téléphones portables (lire l'article consacré à cette étude ).

Quelques jours plus tard, nous recevions de la part du département presse de Babymo un communiqué précisant que la société avait saisi le tribunal de grande instance de Paris et assigné les associations Agir pour l'environnement et Priartem ("Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile"). La société distributrice du téléphone pour enfants accuse ces deux organisations d'avoir mené contre elle des campagnes actives de dénigrement.

Dans ce même communiqué, il est précisé que l'étude britannique citée plus haut a été suivie d'une autre enquête menée par le Conseil pour la santé aux Pays-Bas : selon ce dernier, il n'y aurait " aucune raison de limiter l'utilisation du téléphone mobile (pour les 4 à 8 ans) par des enfants de plus de deux ans".

Le plaignant rappelle en outre que l'utilisation du Babymo est nécessairement limitée puisque le combiné ne permet d'appeler que cinq numéros prédéfinis et de recevoir des appels...

Sur son site Internet, l'association Priartem affirme au contraire que trois autres études officielles étrangères (hollandaise, suédoise, allemande) réclament une application stricte du principe de précaution. L'association de médecines environnementales irlandaises a également, en février dernier, réclamé des mesures de prudence, notamment à destination des enfants.

Vendredi, le juge du tribunal de grande instance doit rendre sa décision et réclamer peut-être l'interdiction des campagnes menées par Priartem et Agir pour l'environnement.

(Atelier groupe BNP Paribas - 22/03/2005)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas