Mobile et Internet nécessaires à la gestion de ses dépenses santé

Par 21 avril 2010

Celent rappelle aux institutions financières dédiées à la santé la nécessité d'intégrer ces technologies à ses systèmes pour permettre aux patients une meilleure gestion de leurs opérations.

Aux Etats-Unis, les solutions d’épargne santé - comme les comptes d'épargne type Health Saving Accounts - sont la branche la plus jeune de l’industrie financière. Mais à l’inverse des services de banques de détails qui ont su intégrer des solutions en ligne, celles dédiées à la santé demeurent en reste quand à leur usage des nouvelles technologies, déplore Celent dans une étude*. "Ce qui est dommage, c’est qu’à l’exception d’un petit nombre d’institutions, très peu ont déjà innové", note ainsi Red Gillen, l'un des auteurs de l'étude. Pour rester compétitives, le cabinet d’étude recommande du coup que ces institutions implémentent dès aujourd'hui des services de paiements en ligne et de solutions appliquées aux mobiles.
Le mobile : un pont physique entre patient et acteur de la santé
L’équipe de recherche prévoit que d’ici 2014 près de 80 millions d’Américains utiliseront leur mobile pour des paiements en ligne. "L’usage du mobile devrait d’ailleurs dépasser celui des services en ligne", précise le responsable. Et d’ajouter "Le mobile pourrait devenir un 'pont' physique dans le secteur de la santé". Une donnée à prendre en compte pour la création de nouvelles applications : accès à ses dépenses médicales, transfert d'un compte classique à son compte épargne santé, alertes... Pour ces chercheurs, les institutions doivent également repenser leur système pour certaines applications comme le paiement en ligne des frais médicaux.
Reconstruire un système adapté
Dans la même veine, Celent recommande aux institutions financières dédiées à la santé de ne pas négliger les systèmes de gestion de ses finances personnelles et de les adapter. Ces outils, qui permettent de mieux tenir à jour ses frais et de faire des économies en comparant des prix, sont tout à fait appropriés au secteur de la santé : ils permettront aux individus d'avoir une meilleure connaissance du coût des frais médicaux. Mais aussi une meilleure gestion de ses dépenses : par exemple avec un affichage immédiat de la part remboursée par une assurance et celle à débourser. Les médias sociaux n'apparaissent par contre pas encore comme un usage nécessaire. "Il s’agit surtout de l’image de marque qu’une institution veut bien donner", soulignent-ils.
*"The role of mobile, bill pay, PFM and social media in healthcare banking"

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