Sur mobile, les sociétés adoptent en priorité le modèle freemium

Par 19 janvier 2011
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Pour accroître leur notoriété et toucher un plus large public, les entreprises qui développent des applications sur ordiphone privilégient un modèle économique qui combine gratuité et micro transactions.

Les entreprises qui sont tentées de se lancer dans le développement d'applications mobiles ont tendance à opter pour un modèle économique gratuit ou hybride, affirme dans une étude Jack Kent, analyste chez ScreenDigest et iSuppli. La prééminence des contenus gratuits sur le marché semble en effet se confirmer : plus de 90 % des applications téléchargées sur les plates-formes d’Apple, de Google et de RIM sont gratuites. Cela représente au total plus de 6.7 milliards de téléchargements. Avec parallèlement une montée en puissance d’un modèle économique hybride, dit "freemium", qui propose un téléchargement gratuit et des contenus payants ensuite.

Gagner en visibilité

Une façon pour les entreprises qui développent ces applications de monétiser par diverses transactions ou par la publicité le module qu’elles proposent de prime abord gratuitement. "Si la grande majorité des applications sont gratuites, c’est qu’il y a une raison", explique à L’Atelier Bertrand Pierre, directeur de Bulkyapps, qui développe des applications pour smartphones. "Par principe, la plupart des sociétés qui conçoivent des applications cherchent à gagner en visibilité et en notoriété. De ce point de vue, la gratuité s’impose", précise-t-il. Et pour les sociétés qui souhaitent adopter une approche monétique, le modèle freemium fait sens, selon le spécialiste.

Des biens virtuels payants, dans les applications gratuites

"Soit en proposant d’acquérir des biens virtuels payants, à l’intérieur de l’application gratuite, soit en mettant en place un système de fidélisation, avec des bons et des coupons mobiles", développe-t-il. L’étude relève que les développeurs de jeux sont parmi les premiers fournisseurs de contenus freemium sur l’App Store d’Apple. "S’inspirer de l’univers du jeu sur mobile est pertinent, aujourd’hui, d’autant que les modèles économiques arrivent à maturité dans ce domaine", note Bertrand Pierre. "Après, tout dépend bien entendu des objectifs, à fixer au préalable", conclut-il.

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