Le mobile s'ouvre à la langue des signes

Par 17 août 2010

L'université de Washington a conçu un système qui permet aux malentendants de communiquer par mobile dans leur langue quotidienne : le langage des signes, grâce à la visioconférence.

Pour faciliter l'utilisation des mobiles par les malentendants, des ingénieurs de l'université de Washington ont mis au point un système de visioconférence nommé "MobileASL". Celui-ci est capable de transmettre le langage des signes en visioconférence. Techniquement, il optimise les signaux de vidéo compressés et peut atteindre un débit de données allant jusqu'à 30 kilo-octets par seconde. Le tout en augmentant la qualité d'image autour du visage et des mains, pour faciliter la compréhension de la gestuelle. Principal souci : la durée de vie des batteries nécessaires à des conversations régulière en visioconférence. Pour pallier au surplus d'énergie utilisé à chaque connexion, les chercheurs ont doté le système d'un détecteur de mouvements.
Un détecteur de mouvements pour augmenter la durée de la batterie
Le principe : déterminer si une personne est en train d'utiliser le langage des signes ou non en faisant la distinction entre ce dernier et des gestes plus anodins. MobileASL est en cours d'essai auprès de onze participants malentendants sur une durée de trois semaines. Il s'agit pour les chercheurs de voir comment les utilisateurs adoptent l'outil dans la vie quotidienne et de déterminer les obstacles rencontrés. "Les conditions d'utilisations sont différentes entre ce qui se passe dans un laboratoire et ce qui advient dans la vie quotidienne", soulignent les scientifiques. "Au cours des deux premières semaines de l'étude, deux cent appels ont été effectués par les participants avec une durée moyenne d'une minute et demie par appel", relèvent les chercheurs.
Le SMS et l'email restent les méthodes préférées pour communiquer à distance
Un chiffre "positif" selon ces derniers. Pour autant, le SMS et l'email restent les méthodes privilégiées pour communiquer à distance selon les participants. Même si "le SMS est parfois très lent, et qu'il n'y a pas de certitude que le destinataire le reçoive tout de suite", explique Song Tong étudiant et participant à l'essai. Et d'ajouter : "un SMS peut d'ailleurs dans certains cas prêter à confusion, et être sorti de son contexte ou mal interprété". Pour mémoire, le Fraunhofer a pour sa part proposé un système embarqué dans le téléphone permettant aux personnes souffrant de problèmes d'audition de moduler les fréquences des appels reçus.

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