Sur son mobile, la voix sert de mot de passe

Par 10 mars 2010 1 commentaire

L'université de Caroline du nord propose un système d'identification biométrique basé sur la voix qui accélère le résultat d'authentification. Le but : généraliser leur utilisation, notamment sur les téléphones.

"Pour accéder à un site professionnel, l'identification vocale est un moyen beaucoup plus sécurisé que les codes PIN ou les mots de passe", explique à L'Atelier Robert Rodman, chercheur à l'université de Caroline du Nord. "C'est aussi plus pratique, surtout lorsque l'on se connecte depuis un appareil de petite taille comme le sont la plupart des mobiles aujourd'hui", poursuit-il. Pour le scientifique, les solutions de biométrie vocale actuelles ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. Afin de les améliorer, il travaille sur un système qui augmentera la rapidité d'authentification sans perdre en efficacité. "Le principe reste le même : il est bien entendu toujours nécessaire d'enregistrer sa voix préalablement", précise le chercheur. Concrètement, le système répertorie les voix de toutes les personnes qui seront amenées à l'utiliser. Et parvient à déterminer celle qui correspond au locuteur lorsque celui-ci s'identifie.
Le système recherche dans sa base de données la voix correspondante à celle du locuteur
Mais cette fois, cette authentification se fait beaucoup plus rapidement. En effet, le système mis en place est capable de reconnaître dans un laps de temps plus court la voix du locuteur, parmi toutes celles qui ont été intégrées dans sa base de données. Le scientifique a en fait modifié la méthode de calcul utilisée la plupart du temps pour la biométrie vocale. Ce système utilise en effet la technique de sélection dite "Gaussienne", une méthode statistique qui permet d'éliminer plus rapidement les résultats qui ne correspondent pas. En clair, lorsqu'une voix est particulièrement grave, toutes les voix particulièrement aiguës de la base de données sont mises de côté, et le système se concentre en priorité sur les voix qui ont le plus de chances de correspondre à celle du locuteur. Pour les voix les plus communes - celles qui ne sont ni graves ni aiguës - l'authentification prend par conséquent un peu plus de temps.
Les voix classées dans la base de données en catégories
"Toutes les voix répertoriées dans la base de données qui contiennent les caractéristiques de celles du locuteur sont prises en compte", insiste le chercheur. Pour les expérimentations, le scientifique a effectué des tests à partir d'enregistrements de voix correspondant à différents timbres. Cela lui a permis d'établir un UBM (ou "universal background model"). Ce modèle sert à déterminer le timbre moyen d'un ensemble de voix enregistrées. Et permet au système d'établir plus précisément ses calculs. Selon le chercheur, les tests ont confirmé l'efficacité et surtout la rapidité de la méthode. A noter : la biométrie vocale attise depuis plusieurs années l'intérêt des constructeurs mobiles. Pour preuve, le projet européen MOBIO (Mobile Biometry).

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1 Commentaire

Oui... ben faut pas crier "Au voleur"...alors...

Soumis par Tit Parisien (non vérifié) - le 12 mars 2010 à 09h13

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